Aujourd’hui j’ai le plaisir d’accueillir Ludivine Witkowski, sophrologue et psychopraticienne spécialiste des profils HPI, TDAH, TSA, experte en prévention et reconstruction après burn-out des profils atypiques.
Ludivine nous explique comment elle utilise la sophrologie et la théorie polyvagale pour aider ses patients à mieux comprendre leur fonctionnement, gérer leur stress chronique et reconstruire après un burn-out.
C’est parti pour une nouvelle interview efferveSciente, et d’ailleurs reste bien jusqu’à la fin pour profiter d’une pratique apaisante !
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Et comme d’habitude rendez-vous dans l’article pour approfondir l’interview 🙂
Mission Sophrologie pour Neuroatypiques
Ludivine aide les personnes neuroatypiques à mieux comprendre leur fonctionnement, à mettre des mots sur leur sentiment de décalage, à mieux gérer leur stress et idéalement à éviter l’épuisement.
La sophrologie est une méthode psycho-corporelle. On réalise des mouvements simples qu’on va synchroniser sur le rythme de la respiration, avec éventuellement de la visualisation.
Ce n’est pas de la relaxation, mais la sophrologie va aider à prendre conscience des signaux du corps qui indiquent un trop de stress qu’elle va aider à prendre en charge.
Le maître mot de la sophrologie c’est « ralentir« .
Ludivine Witkowski
On va relâcher les tensions et se reconnecter progressivement à ses sensations, pour mieux reconnaître ses signaux de stress, là encore idéalement avant l’épuisement.
Mais on peut aussi intervenir après l’épuisement, en dosant les pratiques en fonction du niveau d’énergie, pour aider la personne à retrouver un sentiment de sécurité et reprendre confiance en elle.
Une pratique polyvagale
La sophrologie agit directement sur la régulation du système nerveux autonome.
La sophrologie intervient au niveau de la respiration et de relâchement musculaire, en favorisant l’activation du système parasympathique et de son nerf vague :
Architecture du système nerveux
On va apprendre à appuyer sur le frein, et le système nerveux va progressivement apprendre à s’apaiser et à sortir de son état l’alerte chronique (état de surstress).
Pour ça il faut de l’entraînement, de la régularité et une progression dans les exercices.
La Théorie PolyVagale va alors aider à comprendre ses états, en tant que grille de lecture de ses réactions de stress.
Les états de la Théorie PolyVagale
Bien souvent les neuroatypiques passent par deux phases : l’hyperactivation sympathique suivie d’une déconnexion complète en dorsal.
La TPV c’est une façon d’expliquer ce qui se joue vraiment dans le corps, pour des profils qui ont besoin de comprendre et de mettre du sens.
C’est aussi la prise de conscience que ce ne sont pas des faiblesses mais des protections mécaniques par rapport à ce que l’organisme perçoit comme un danger.
C’est une invitation à reconnaître ses états, ses sensations et ses réactions, et Ludivine pourra adapter ses exercices de sophrologie en fonction de l’état de la personne, pour amener plus de flexibilité vagale en fonction des différents états et du moment de la journée.
Mission reconnexion
L’objectif de la sophrologie est de revenir à soi en conscience.
On va observer le corps, la respiration, les sensations… dans un scan interne qui va poser des mots sur ce qui se joue en nous (intéroception).
Grâce à des exercices progressifs et répétés on va pouvoir apprendre à mettre des mots sur nos signaux de stress et de surcharge et appuyer plus tôt sur la pédale de frein, pour mieux gérer son stress et ses émotions (qui sont liées aux états) et les réactions associées.
Les liens entre les états et les émotions
Ludivine va proposer des exercices différents aux personnes hyperactivées, plus dynamiques, pour libérer l’énergie et les tensions, sans revenir dans le mental qui est déjà trop présent dans sa rumination.
On va ensuite respirer, car quand on est dans la respiration on n’est plus dans la tête.
Pour une personne dans le figement parasympathique l’approche sera plus douce, avec un retour aux appuis et à la présence à soi.
Une pratique diversifiée et surtout personnalisée !
Team burn-out des atypiques
Ludivine s’est appuyée sur son vécu et ses particularités pour se spécialiser sur le burn-out des profils atypiques, encore trop peu abordé (à part peut-être ici), et ses particularités.
On retrouve les mêmes étapes de l’épuisement, mais avec des particularités…
Pour faire court : le HPI a plutôt une fatigue mentale, quand le TDAH fournira des efforts pour ne rien oublier (toujours dans la charge mentale), et les personnes avec un trouble autistiques serons plus sensibles aux surcharges extérieures.
Chez les atypiques on va garder un cerveau actif, et le corps va parfois même réussir à tenir debout un peu plus longtemps : autant de particularités qu’il faut savoir identifier et accompagner.
Et justement l’accompagnement de Ludivine peut commencer assez tôt après le burn-out, dès qu’il y a un peu d’énergie… qu’il faudra calmer, la priorité étant de ralentir et d’apprendre la « contre-productivité » 🙂
Il faudra ensuite comprendre le camouflage, la suradaptation, les limites, le conflit de valeur, tous ces ingrédients essentiels qui font l’épuisement des atypiques et qu’on va travailler.
La prise de conscience demande du temps, et ensuite on va travailler sur les changements concrets et pratiques, comme apprendre à reconnaître ses besoins ou à poser ses limites (toujours deux gros chantiers), et construire un quotidien plus respectueux de son fonctionnement, à coup de nombreux petits deuils, plus ou moins grands, dont on ne parle pas assez dans le process…
On ne redevient pas comme avant.
Ludivine Witkowski
Comme on prend plus conscience de notre fatigue on va aller moins pousser les limites.
Découvrir son fonctionnement avec les bilans
Parce que de plus en plus de personnes découvrent leur atypie après un ou plusieurs burn-out, quatre ans après avoir commencé ses accompagnements, Ludivine a rajouté à son offre les « Bilans d’Exploration des NeuroAtypies« , ou BENAs, une vision à 360° où elle analyse le fonctionnement intellectuel, la partie concentration/inattention (pour le TDAH), les troubles du spectre de l’autisme et la sensibilité. Une exploration tout en un où on fait le tour des profils possible, à découvrir ici sur le site de Ludivine 🙂
Les Bilans d’Exploration des NeuroAtypies, que je propose aussi depuis l’été
Le bilan propose une cartographie de son fonctionnement et une grille de lecture de son passé, qui permet de mettre des mots sur les maux et prend particulièrement sens après un burn-out, quand les mécanismes de compensation ne tiennent plus… encore plus après les 40 ans et qu’on a l’impact des hormones de la préménopause.
L’idée est de mieux se connaître et de moins culpabiliser de ne pas forcément tenir nos trois jobs en un de mamans épuisées.
D’ailleurs on attendra un peu après l’épuisement pour passer le bilan : Ludivine accompagne d’abord en sophrologie après le burn-out, mais c’est seulement après avoir commencé à récupérer qu’on pourra envisager le bilan d’exploration des neuroatypies 🙂
En attendant les accompagnements de groupe que Ludivine va proposer à partir de 2027 : n’hésite pas à la contacter pour en savoir plus.
Enfin Ludivine faisant partie de la team des expertes TPV du Lab’O, je terminerai l’article avec sa fiche perso, pour en savoir encore plus sur elle et son énergie :


