Zèbres VS burn-out

Zèbres VS burn-out

Il est une question récurrente dans la sensibilisAction au burn-out : quel est le profil type ?
Est-ce qu’il existe une fiche perso du burn-outé ? 
Une checklist pour savoir si je suis « à risque » ou pas ? 

Alors : oui et non. 

Il y a des signes qui reviennent souvent, comme la tendance au surinvestissement ou le costume de SuperFection.
C’est comme WonderWoman, ça a l’air classe mais en dehors des Comics ce n’est pas tenable à long terme… 
Il y a des situActions à risque aussi, comme le manque de sens au travail ou les vampires énergétiques (un aperçu dans cet article).

MAIS n’oublions pas que tu es ton Maître du Je(u) : il n’y a pas de fatalité. 
Tu as toujours la possibilité de reprendre les manettes et freiner à temps. 
C’est tout l’intérêt de la sensibilisAction 😉 

Cela dit, pour certains profils il est parfois difficile de freiner à temps.
Voire de freiner tout court… 

Ces cerveaux efferveScients que rien ne peut arrêter.
Un profil que je connais bien, pour l’avoir expérimenté…  

Alors à la question « existe-t-il un profil à risque de burn-out ? », sans parler de fatalité, je retiendrais un profil en particulier.
Une particularité qui en est de moins en moins une dans cette quête contre le burn-out : la zébritude. 

Un costume rayé difficile à porter dans la jungle du travail… 

EfferveScience au pays des Zèbres

Zèbre, c’est le terme tout mignon et tout rayé que propose Jeanne Siaud-Facchin pour parler pour parler des « surdoués » ou « Hauts Potentiels » (dans son livre Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué).
Le zèbre, seul équidé que l’homme ne peut pas apprivoiser, et qui se distingue par ses rayures, des rayures très personnelles : il n’existe pas deux zèbres ayant les mêmes rayures.
Différents, mais uniques 🙂 

Alors déjà mise au point : non, ne en sommes pas « sur-doués ». Je n’aime pas du tout ce terme.
Nous sommes câblés différemment.
Câblés pour apprendre, et connecter les idées, en arborescence (ça c’est bien, c’est efferveScient).
Mais sans filtre (c’est plus dur)

J’aime dire que penser en mode zébré c’est capter en permanence toutes les infos qui nous entourent, sur une connexion Fibre, mais sans parefeu. 

C’est-à-dire qu’on est sans cesse assaillis de stimuli.
Comme un spamming permanent et sans bouton pause.
Ou chaque nouvelle info génère une nouvelle idée, ou une question. 

J'ai des questions à toutes vos réponses (Woody Allen)

Très envahissant.
Et vite épuisant. 

Encore plus quand on essaie de le cacher… ou qu’on l’ignore… 

Le masque (épuisant) de la normalité

Difficile de parler de zébritude sans parler de faux-self. 
Le faux-self, c’est un « masque de normalité » que les zèbres vont se créer pour cacher leur rayures. 
Très souvent à l’insu de leur plein gré, parce que les rayures n’auront pas été détectées. 

Concrètement, c’est chercher à se caler sur les rythme des autres, pour paraître « normal ».
Un peu comme rouler avec le frein à main en permanence : c’est super fatiguant, pas efficace niveau productivité, et pas bon pour la mécanique. 

Une « habitude » qui nous vient souvent de l’école, un mécanisme de défense presque : paraître normal. 
Casser l’image de l’intello, gommer le décalage, essayer de s’intégrer, autant de raisons pour s’effacer. 
Avec un énorme effet secondaire : l’ennui

Parce que le décalage est toujours là. 

Parce que nos cerveaux fonctionnent vite, très vite.
Les conclusions arrivent déjà quand nos collègues sont en phase réflexion.
Et nos idées sont souvent beaucoup plus vastes que le problème d’origine…

Jeanne Siaud-Facchin parle de « faille spatio-temporelle » : l’univers sinon rien ! 
Comme le Doctor dans son Tardis, le zèbre a une vision intemporelle et universelle des problèmes, une vision globale.
C’est passionnant, stimulant, mais en entreprise comme à l’école, à part dans certaines structures collaborActives, c’est mal accueilli… alors on se tait. Et on attend. Et on continue de s’ennuyer… 

C’est comme ça qu’on retrouve des zèbres qui vont finir par s’épuiser d’ennui : bienvenue au pays du bore-out.

Alors bien sûr parfois c’est trop dur de garder ses idées, trop d’enthousiasme, trop d’envie de contribuer, ou simplement trop d’envie d’avancer (et que les réunions se terminent !) 😉

Ou comment aller au devant d’une trilogie de problèmes : 

  • Si tu donnes ton avis en dehors de ton champ de compétences c’est mal vu : pour qui tu te prends ?
  • Si en plus tu empiètes sur le territoire d’un collègue il risque de mal le prendre, façon menace, agression ou remise en question
  • Et quand bien même ton idée (géniale) plairait, tu risques de la voir se réaliser, et surtout la gérer…

Le dernier point peut sembler positif, et pourtant… Nombreux sont les zèbres qui se retrouvent à porter les idées qu’ils ont lancées, d’autant que les zèbres ont un syndrome de l’imposteur tenace qui les pousse à en faire plus, comme pour s’excuser que ce soit facile… 

Il faut être honnête : c’est extrêmement stimulant de voir grandir ses idées, en plus ça ajoute une dose de nouveauté à nos postes, avec de nouvelles choses à apprendre, de nouveaux challenges pour relancer notre motivation. Un vrai remède anti-ennui contre le bore-out !

C’est comme ça qu’au cours de mes différents postes j’ai appris énormément de choses : nouvelles compétences, nouvelles techniques, nouveaux outils… 
Oui, MAIS : pour chacun de mes postes, j’ai finis avec 2 à 4 postes à gérer, et c’est humainement impossible. 
Bienvenue de l’autre côté du miroir : le pays du burn-out. 

Zèbres VS burn-out : l’hécatombe

Ça semble cynique dit comme ça, mais j’ai cette impression que les zèbres naviguent en étroit équilibre entre le bore-out d’une fausse normalité d’un côté, et le burn-out d’un excès de compétences et d’adaptabilité mal gérées de l’autre. 

La tendance est tenace, latente, omniprésente dans les communautés de zèbres et de burn-outés :  

Les zèbres sont massivement victimes de l’épidémie de burn-out. 

Alors : non, je n’ai pas de chiffres.
Le burn-out non plus à vrai dire, c’est un des problèmes de ce syndrome qui n’est pas une pathologie reconnue…

C’est une question que je pose très souvent dans mes interventions de sensibilisAction ou dans les groupes de zèbres, et à chaque fois que j’ai l’occasion d’échanger avec un expert en douance.

C’est aussi un témoignage récurrent sur la prise de conscience d’une zébritude tardive.
Beaucoup d’adultes à l’époque de Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué (2008) mettaient la lumière sur leurs rayures en découvrant celles de leur(s) enfant(s).
Aujourd’hui c’est encore le cas bien sûr, mais on trouve aussi un nombre conséquent d’adultes chez qui le burn-out a initié la prise de conscience de leur particularité.

Et pour avoir comme tous les zèbres un détecteur à rayures, je croise énormément de profils rayés dans les victimes que je rencontre en réel ou en virtuel, que ce soit dans le groupe des Stress Fighters ou d’autres communautés. 
Étrangement (ou pas), mes coachés aussi se révèlent bien souvent zébrés 😉 

Attention, je ne suis pas en train de dire que le pays des burn-outés est exclusivement peuplé de zèbres. C’est faux. 
Mais il semble que quand une vague de burn-out touche une entreprise, les premiers à tomber sont mes confrères zébrés… 

Les zèbres, indicActeurs de souffrance 

La tendance ressort auprès des coachs et thérapeutes spécialisés dans la douance, de certains articles et ouvrages sur la douance, on trouve quelques publications anglophones sur le sujet, des études et mémoires sont en cours, le Festival Eklore a superbement abordé le sujet des zAtypiques en entreprise, les recruteurs spécialisés en profils atypiques l’évoquent : les « surdoués » sont parmi les premiers contaminés par l’épidémie de Working Dead. 

Pourquoi ? 

Parce que nous sommes des détecteurs de tensions.
Des indicActeurs de souffrance. 
Des canaris. 
Comme ces canaris qu’on envoyait dans les mines pour détecter les coups de grisou dans les mines, ce moment où la tension monte juste avant l’explosion. 

Cette image est tellement juste, tellement révélActrice de ce qui se passe en entreprise. 

Avec nos antennes efferveScientes et sans filtre, nous captons les tensions et analysons les problèmes en permanence, souvent en avance, et toujours de façon exacerbée. C’est vite épuisant. 

Prends ton smartphone. Le modèle grand écran. Et met l’intensité à fond.
Tu verras combien la batterie va souffrir pour tenir le rythme…
De moi, à retrouver dans mon compte-rendu du Festival Eklore 😉 

Une SuperSensibilité qui a aussi du bon, mais qui peut vite nous dépasser… 

Si les rayures étaient un costume, il aurait une cape

Dans chaque zèbre sommeille un Super-Héros qui veut changer le monde 🙂 

Avec notre câblage arborescent, chaque idée en entraîne une autre, l’inspirAction est sans fin. 
Avec bien plus de questions que de réponses, mais toujours cette volonté profonde d’améliorer les choses.

Comme je l’expliquais dans ma première virée au pays de la zébritude, celle où je partageais mon expérience, les zèbres ont dans l’entreprise une nouvelle liberté et cette envie d’être utiles. 

Que ce soient des zèbres identifiés, tendance idéalistes qui veulent mettre à profit leurs super-pouvoirs, ou ceux qui s’ignorent encore mais sont titillés par cette sensation de savoir comment mieux faire, les zèbres sont des innovActeurs qui foncent à 142 à l’heure ! (ou 88 miles pour la référence back-to-the-futuresque)

Il leur manque juste des freins ! Un filtre, cette notion de limites qui leur permettrait de se préserver… 
Le bouton « stop » dont les zébrés rêvent, ou au moins « pause », pour ne pas exploser en vol… 
Parce que les capes c’est dangereux chez les Super-Héros…  

Surtout que la plupart des zèbres avancent masqués, ne l’oublions pas, et jongler entre notre costume de sauveur et notre masque de normalité demande une débauche d’énergie. 

Pour me paraphraser

Le côté zébré de la Force, c'est WonderWoMind en mode Clark Kent

Le changement discret, la multitude de projets, les nouvelles missions, les incessantes questions, ce besoin viscéral d’apprendre, d’aider, sans se faire remarquer… le costume est dur à porter… 

Des particularités à retrouver dans cette table ronde de l’Intelligence Day sur le burn-out que je recommande++ pour aller plus loin : 

La conférence est longue, mais le sujet est vaste (et il reviendra sur EfferveScience, c’est certain) 😉 

On y retrouve notamment Cécile Bost, identifiée zébrée à 42 ans (c’est tellement geek !), qui a étudié la Différence et souffrance de l’adulte surdoué.=, et dresse un portrait efferveScient de nos particularités en début de vidéo. 

Pour résumer, sa fiche perso du zèbre en entreprise comporte une trilogie de caractéristiques :

  • Intensité : agilité verbale, humour, grande curiosité, empathie, concentrAction, énergie, challenge, mais aussi cette hyperesthésie envahissante, et l’hypersensibilité associée au niveau émotionnel
  • Complexité : intégration de toute information sous toutes ses formes, pensée divergente, esprit critique, créActivité, adaptAction, mais aussi exigence, intransigeance, souci de justice, risques d’éparpillement, d’ennui, de dépression
  • Drive : c’est un peu notre énergie de vie, notre motivAction, le feu qui nous anime comme dirait Lyvia, qui nous amène toujours plus loin et attise cette envie de transmettre qui nous anime, avec pour le côté obcur le perfectionnisme, le doute, le manque de confiance en soi, le syndrome de l’imposteur, et une incapacité chronique à lâcher prise… 

Là encore tout est question d’équilibre, notre trilogie est aussi et surtout une richesse, quand elle est bien dosée et ne bascule pas du côté obscur… 

Mission : préservAction 

Je le redis : il n’y a pas de fatalité. 
Tu es ton Maître du Je(u).
Tu as toujours la possibilité de reprendre les manettes et freiner à temps. 

Et oui, on peut apprendre à ralentir quand on est zébré, c’est plus dur, c’est mon plus grand combat, mais on peut ! 

Il y a des outils qui fonctionnent très bien pour mettre sur pause, comme les routines ninja, comme la cohérence cardiaque (qui peut être plus accessible pour un zèbre que la méditAction en première approche), comme la thérapie et le coaching pour apprendre à apprivoiser son cerveau efferveScient.

Avant ou même après le burn-out.
Mais avant ce serait tellement mieux… 

Car pour rester dans la métaphore animalière, je cite Cécile Bost :

Le surdoué est un canari… mais c’est aussi un phoenix : il va pouvoir rebondir, se retrouver. 
Cécile Bost, experte en zébritude 

La plus grande force du zèbre, c’est l’adaptAction !

Oui, le zèbre se reconstruit après un burn-out. 
Et c’est ce message d’espoir qu’il faut garder en tête. 

Les zèbres sont nombreux sur les chemins de la reconversion et de l’entrepreneuriat, j’en croise énormément. 
On peut aussi revoir son rapport au travail pour repartir en entreprise en se préservant, parfois dans la même entreprise, parfois en changeant d’environnement pour repartir sur de nouvelles bases, mais un équilibre est possible ! 

Comme le dit si joliment Cécile :

C’est votre attitude et non pas vos aptitudes qui vont déterminer votre altitude. 
Cécile Bost, experte en zébritude 

Nos rayures sont une force, quand on sait en jouer, et qu’on oublie la cape aussi 😉 

Toujours cette histoire de Maître du Je(u) : soi et le plaisir au cœur de la sensibilisAction. 

Et ça s’apprend ! C’est mon combat, mon message. 

De canari je suis devenue colibris. 

Et à petits battements d’ailes, je porte cette sensibilisAction, pour aider mes amis zèbres à ne pas se brûler les ailes… 

De canari à colibris, pour aider mes amis zèbres à ne pas se brûler les ailes

En savoir plus : faisons équipe !
Découvre mes accompagnements efferveScients & neuroScientigeek 

RecommendActions VS Burn-out

RecommendActions VS Burn-out

La sensibilisAction est en marche ! 

Un peu plus d’un an après le rapport de l’Académie de Médecine, c’est au tour de la HAS (Haute Autorité de Santé) de se positionner sur le sujet du burn-out en publiant des recommandActions officielles de stress-défense pour lutter contre l’épidémie de Working Dead. 

Sa mission ? Triple 🙂

  • Définir le syndrome d’épuisement professionnel ou burnout.
  • Améliorer son repérage et sa prise en charge,
  • ainsi que l’accompagnement de ses victimes lors de leur retour au travail.

Au-delà des débats sur la nature du burn-out, l’objectif est de proposer une prise en charge personnalisée

Un grand pas en avant qui a donné lieu à une efferveScience d’articles, que j’ai pris le temps d’infuser avant de diffuser un best-of commenté au service de la sensibilisAction. 
(bon ok j’étais aussi trop occupée à profiter de mes vacances et à déconnecter, mais c’est aussi ça la stress-défense

J’ai surtout pris le temps de lire le rapport, beaucoup d’articles s’étant arrêtés à la fiche mémo (moi je dis ça…), pour une restitution… pédagoGeek bien sûr ! 

Burn-out, fiche perso

Et là, c’est le drame. 
(oui, dès la première partie)

Un des gros problèmes du burn-out est l’absence de consensus sur sa nature et sa reconnaissance. Le rapport de l’Académie de Médecine de 2016 avait d’ailleurs conclut en définissant le burn-out comme un « état de détresse psychologique lié à l’impossibilité de faire face à un facteur professionnel stressant chronique » ne pouvant faire l’objet d’un diagnostic médical. Le rapport invitait à approfondir les recherches pour parvenir à déterminer des critères diagnostiques. 

Autant dire qu’au niveau de la fiche perso, c’était le grand flou au niveau institutionnel. 
Difficile donc d’identifier et encore plus de dénombrer les victimes quand on n’arrive pas à se mettre d’accord sur leur profil… 

Mais ce nouveau rapport va plus loin, en dressant un portrait 3D de nos burn-outés. 

Un burn-out en 3 dimensions

Prépare tes lunettes, on va plus loin dans ce nouveau rapport, avec à la fois une définition et une confirmAction de la trilogie de dimensions caractérisant le burn-out : 

Le burn-out : définition et trilogie de dimensions

On retrouve les 3 signes à surveiller de mon burn-o-mètre Game of Thrones, mais j’avais le tiercé dans le désordre !
En effet la diminution du sentiment d’accomplissement étant aujourd’hui plus remise en cause que le cynisme (ou zombification). ce qui confirme l’épidémie de Working Dead. 
En revanche la diminution du sentiment d’accomplissement pourrait être autant une conséquence du stress chronique qu’un trait de personnalité… (amis perfectionnistes et workaholics, levez la main !) 

Des symptômes pour un syndrome

Le burn-out est un syndrome. 
C’est-à-dire qu’il se traduit par un ensemble de « manifestations cliniques plus ou moins importantes, d’installation progressive et souvent insidieuse » (la fameuse pile qui s’oxyde 😉 )

Ces manifestations sont réparties en 5 familles, qu’on peut hélas collectionner (comme des Pokemon)

  • émotionnelles : anxiété, tensions musculaires diffuses, tristesse de l’humeur ou manque d’entrain, irritabilité, hypersensibilité, absence d’émotion ;
  • cognitives : troubles de la mémoire, de l’attention, de la concentration, des fonctions exécutives ;
  • comportementales ou interpersonnelles : repli sur soi, isolement social, comportement agressif, parfois violent, diminution de l’empathie, ressentiment et hostilité à l’égard des collaborateurs ; comportements addictifs ;
  • motivationnelles ou liées à l’attitude : désengagement progressif, baisse de motivation et du moral, effritement des valeurs associées au travail ; doutes sur ses propres compétences (remise en cause professionnelle, dévalorisation) ;
  • physiques non spécifiques : asthénie, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (type lombalgies, cervicalgies, etc.), crampes, céphalées, vertiges, anorexie, troubles gastro-intestinaux.

Tu peux retrouver une partie de ces signes dans ma vidéo pédagogeek sur les 20 signes du burn-out : 

Toute la mission diagnostique consiste à caractériser le syndrome, et d’éventuelles pathologies associées, comme un trouble de l’adaptation, un trouble anxieux, dépressif ou un risque suicidaire.

Une démarche qui reste à l’appréciation du médecin, le burn-out ne rentrant pas dans la case des maladies caractérisées. En ce sens, il ne bénéficie pas de marqueurs cliniques ou biologiques reconnus, spécifiques et significatifs qui pourrait aider au diagnostic. 
Sans compter qu’on retrouve des signes cliniques communs entre le burn-out et d’autres pathologies comportementales, ce qui ne va pas faciliter pas le passage du burn-out de la case syndrome à la case pathologie (encore une fiche perso qui ne rentre pas dans les cases…).  

Difficile parfois de se prononcer, surtout quand on est désarmés…

Burn-out Watchers : la Garde manque d’outils…

A la décharge des investigActeurs, les critères du burn-out ont cette particularité d’être nés d’une échelle de mesure (le MBI, pour « Maslach Burn Out Inventory »), et non l’inverse. C’est à dire qu’ils ont sorti le profil type du burn-outé (ou Working Dead) d’une analyse statistique de résultats plutôt que de l’observation des individus. Le fameux corrélation VS causation… 

D’ailleurs si le MBI reste le questionnaire scientifiquement validé le plus utilisé à ce jour, suivi par le CBI (Copenhagen Burnout Inventory), le rapport rappelle que ces questionnaires sont avant tout des outils d’évaluation. Ils n’ont pas été conçus pour des diagnostics individuels. 

La solution ? Case médecin ! 

Que ce soit le médecin traitant ou le médecin du travail, eux seuls pourront opérer l’observAction systémique des manifestations cliniques et conditions de travail propres au burn-out. 
Pourquoi ? Parce qu’ils ont la vision en 3 dimensions du burn-out 😉 
Et que contrairement à un questionnaire ils sauront rechercher d’éventuels signes de déni du travailleur en souffrance (si si c’est fréquent sur un premier burn-out, surtout sur les profils à sur-investissement)

Donc : en cas de doute, si tu te reconnais dans la fiche perso ou les 20 signes que burn-out is coming, tu consultes !

Le médecin du travail : règle du je(u)
Tout travailleur peut solliciter une visite auprès du médecin du travail à tout moment, y compris pendant l’arrêt de travail, et sans en informer son employeur si la visite a lieu en dehors des heures de travail. 
C’est un perso à privilégier car il a accès à des infos que le médecin traitant n’a pas (comme les taux d’absentéisme, le turn-over, les relations dans l’entreprise, la fréquence des maladies professionnelles…).
En plus il est entouré de toute une équipe, pour un repérage collaborActif des entreprises à risque.
Un acteur clé de la sensibilisAction ! 

Bienvenue à Zombieland : les facteurs de contaminAction

A défaut d’un profil bien défini, le Working Dead se distingue par son milieu de vie : l’environnement professionnel est au cœur du passage du côté obscur du burn-out. Une contaminAction progressive, le burn-out étant un « processus
de dégradation du rapport de l’individu à son travail au bout duquel, complètement vidé de ses ressources, il s’écroule » (rappelle-toi, les piles 😉 ).

Le médecin du travail pourra mener l’enquête dans en recherchant les liens avec les conditions de travail pour préciser son diagnostic. Pour ça il a une panoplie de facteurs de risques à surveiller… 

RPS puissance 6 

Autant la fiche perso du burn-out est encore discutée, autant les facteurs de Risques PsychoSociaux sont clairement établis. Au nombre de 6, identifiés dans le rapport Gollac et repris régulièrement depuis, les facteurs de risques à surveiller : 

  • intensité et organisation du travail : surcharge de travail, imprécision des missions, objectifs irréalistes… ;
  • exigences émotionnelles importantes avec confrontation à la souffrance, à la mort, dissonance émotionnelle ;
  • autonomie et marge de manœuvre ;
  • relations dans le travail : conflits interpersonnels, manque de soutien du collectif de travail, management délétère… ;
  • conflits de valeurs ;
  • insécurité de l’emploi.

Mais qu’en est-il des individus face aux facteurs de risques ? 

Profils à risque

LA question, est-ce qu’il existe un profil à risque de burn-out ? Il y a des tendances, et pour le plaisir de casser les idées reçues : non, ce ne sont pas les plus « faibles » qui sont touchés, bien au contraire. En fait, on retrouve aussi bien dans les profils à risque les antécédents dépressifs et le névrosisme (tendance à voir le négatif, ou le verre à moitié vide) que les personnalités de type A (les compétiteurs nés tendance dominateurs et contrôlants) et les workaholics. 

Au-delà des profils on trouve aussi des situations à risque, avec l’équation ultime du burn-out : 

Attentes VS ressources

Des attentes trop élevées sont délétères, c’est notamment le cas dans la guilde des soignants, population historiquement largement touchée pour le burn-out (le rapport y consacre une étude détaillée). 
A l’inverse, les ressources professionnels comme le soutien social, la stabilité, un collectif vivant et des moyens suffisants ont un rôle protecteur contre le burn-out. 

Contre-attaque : la prise en charge

Ô joie, c’est maintenant officiel et écrit noir sur blanc : 

Arrêt de travail 1 : 0 Antidépresseurs

Bon ok, ils ne l’ont pas formulé comme ça… 
En version originale ça donne : 

La prescription d’un traitement antidépresseur est uniquement recommandée dans le cadre de ses indications (troubles anxieux, troubles dépressifs).

Soit : NON, le burn-out n’est pas une dépression, donc on arrête de donner des antidépresseurs !

L’Académie de Médecine avait déjà souligné une tendance un peu trop systématique et surtout non justifiée à recourir aux anti-dépresseurs et aux anxiolytiques, alors que le burn-out ne semblait être ni une dépression ni un syndrome de stress post-traumatique. 

Ce nouveau rapport va encore plus loin en préconisant un S.T.O.P. : arrêt de travail pour tous ! 

D’une durée variable en fonction de la gravité et l’évolution des symptômes, l’arrêt de travail s’avère indispensable pour se reposer, se reconstruire et faire le point sur ses attentes professionnelles avant d’envisager une reprise. 

En pratique ? C’est le mode chat, à retrouver dans mon e-book gratuit « Burn-out les règles du Je(u) » 😉 

Le médecin peut bien sûr être amené à identifier une pathologie associée nécessitant un traitement (c’est le cas dans certains burn-out sévères, le burn-out pouvant être une étape vers la dépression), mais ce n’est pas systématique. 

Mission : reconstruction & reconnexion

Passée cette étape diagnostique, la seule prise en charge proposée est « non médicamenteux et basée sur des interventions psychothérapeutiques ou psychocorporelles« . 
(oui ils aiment bien les phrases compliquées, en même temps le rapport s’adresse à des médecins…) 

On est au cœur de la quête des Working Dead : 

Tous ces points essentiels pour devenir un Maître du Je(u) paré à repartir travailler sans rechuter ! 

Enfin c’est moi qui paraphrase, dans le texte on a juste une invitation à se rapprocher d’un professionnel de santé ou d’un psychologue… ils ont oublié les coachs effervescients 😉 !

Mission : collaborAction 

Si le panel de collaborActeurs proposés est plutôt restreint, la HAS insite sur l’importance pour le médecin traitant de faire équipe avec le médecin du travail pour « analyser le poste et les conditions de travail » et « préparer le retour au travail ». 

Une approche collaborActive entre le médecin et l’équipe pluridisciplinaire de la médecine du travail pour mieux comprendre les causes du burn-out et proposer un accompagnement adapté avec un super-bouclier et une haie de licornes pour nous accueillir…  

Pardon. 

Je plaisante mais la réalité n’est pas drôle : les médecins sont les premières victimes de burn-out, et la médecine du travail est à l’agonie avec des effectifs qui s’effondrent… Donc oui je salue l’initiActive, sur le papier elle est idyllique, mais on est dans un Monde Merveilleux comparé à la réalité… 

En revanche l’approche collaborActive est une réalité : on ne reste pas seul face à un burn-out. 
Il y a tout un travail de reconstruction indispensable à mettre en place, avec des professionnels de santé et thérapeutes, et on est trop vite isolés une fois passés du côté obscur. 
C’est le pourquoi de la team des Stress Fighters sur facebook et MeetUp, n’hésite pas à nous rejoindre 😉 

Et le fait est qu’après un long arrêt maladie (plus de trois mois), une visite de pré-reprise est obligatoire avec le médecin du travail, qui pourra proposer des aménagements du poste, ou des pistes de reclassement ou de formation en vue d’une reconversion.  
(pour des arrêts plus courts le patient peut en faire lui-même la demande)

Une visite qui peut se faire pendant l’arrêt de travail, en toute discrétion, et qui est essentielle pour ne pas repartir trop vite et tenter d’améliorer la réinsertion si l’environnement est resté hostile… 

Et la sensibilisAction dans tout ça ? 

Comme l’a si bien souligné Patrick Légeron, Maître Yoda du stress au travail, ces recommandActions sont bienvenues mais manquent cruellement de conseils de prévention… 

Alors je modère : c’est vrai sur la fiche mémo, moins dans le rapport complet où il y a une vraie recherche de solutions préventives. Toute une partie est consacrée à l’étude des méta-analyses d’interventions de prévention du burn-out, mais elle n’est hélas pas franchement concluante. 

Oui, les thérapies cognotivo-comportementales, la relaxation, la méditation pleine conscience, les formations peuvent avoir des effets, mais à l’échelle du recoupement d’études les résultats sont trop hétérogènes pour donner lieu à des recommandations dans ce nouveau rapport. 

Fallait-il pour autant supprimer la partie prévention de la synthèse (où le chapitre « Prévention et prise en charge » a été rebaptisé « Prise en charge et acteurs ») ? Je m’interroge…  

C’est bien beau d’améliorer les prise en charge des burn-outés, mais encore faudrait-il agir à la source du problème… 

Médecine 1 : 0 Entreprise 

Le rapport est transparent sur ce point : il s’adresse aux médecins, pas aux entreprises. 
Pour le moment… 

Ces recommandations se limitent au volet clinique du thème : l’action sur le milieu et l’organisation du travail est exclue du champ de ces recommandations. Elle est néanmoins indispensable dans une démarche de prévention primaire, secondaire ou tertiaire du burnout.

Le rapport complet annonce un prochain groupe de travail sur la thématique de la « prévention du burn-out ».
Pas d’info sur la date de sortie du nouvel opus, mais nous sommes dans le cadre du Plan Santé au Travail 2016-2020 donc dans une trilogie d’années max. 
(et ça aurait été bien de le préciser sur la fiche mémo, je ne comprends pas pourquoi un bloc aussi essentiel que la prévention a disparu de la synthèse, surtout que l’intention est là…) 

La prise de conscience existe, mais elle ne touche pour l’instant que les individus déjà victimes, sans inquiéter l’entreprise outre mesure… Le changement pourrait venir d’une reconnaissance du burn-out en maladie professionnelle, qui ferait porter à l’entreprise le coût de la recrudescence des arrêts maladie longue durée, mais c’est un long combat législatif qui dure depuis des mois déjà, bloqué à la source sur le terme « maladie ».  
Un flou d’étiquette propre aux Risques Psycho-Sociaux qui ne rentrent pas dans les cases « troubles mentaux et du comportement » (la guilde des dépressions sévères et troubles anxieux, entre autres).

Le syndrome d’épuisement professionnel, lui, est un « facteur influant sur l’état de santé et motif de recours aux services de santé », comme le sont  aussi la souffrance au travail et les effets du stress lié au travail. Des facteurs. 
Alors à défaut de tirer sur les messagers, on soigne les victimes.

Mais on pourrait aussi faire passer des messages… 

InformAction is coming… 

A défaut de se positionner sur la prévention et les actions en entreprise, le rapport HAS mentionne les recommandations du Guide d’aide à la prévention du burn-out 2015

Le guide souligne l’importance d’une sensibilisation et d’une information sur les effets du stress au travail et le burnout afin de savoir reconnaître les premiers signaux d’alerte et de pouvoir orienter le travailleur. 

C’est aussi l’objectif que s’est donné la Mission d’information relative au syndrome d’épuisement professionnel dans son rapport de février 2017.  qui propose dans sa quête contre le burn-out : 

  • La création d’un centre national de référence consacré à la santé psychique au travail
  • L’élaborAction d’outils de dépistage et de prise en charge, dont un nouveau questionnaire pour les médecins
  • Le renforcement des consultations multidisciplinaires
  • Un site internet public à l’attention du grand public et des professionnels

Donc oui, informAction is coming !

Et même si la biblio n’est pas unanime, je persiste à défendre l’informAction comme arme de stress-défense massive pour tenter d’intervenir AVANT le burn-out. 

Ensuite que dit la biblio ? Que les effets des interventions sont modérés, et souvent limités dans le temps (de 6 à 12 mois pour des programmes de méditations pleine conscience par exemple).
En effet, une intervention isolée dans un environnement de travail a peu d’effet si on maintient des attentes utopistes. Le fameux attentes VS ressources. Et quand on sait que la (grande) majorité des études a été conduite dans le secteur de la santé… 

C’est ce qui m’a longtemps fait hésiter avant de proposer des ateliers et conférences en entreprise à vrai dire…
A quoi bon une intervention sans suivi, sans ressources mises à disposition et sans prise en compte des besoins des collaborActeurs ? En particulier dans le secteur santé où médecins et soignants ont souvent à peine le temps de prendre une pause, alors comment injecter de la stress-défense ? 

Et pourtant, c’est en connaissant l’ennemi qu’on pourra s’en prémunir
C’est en connaissant le stress et ses mécanismes qu’on pourra éviter de basculer dans le côté obscur.
Et c’est en sachant détecter les signes que burn-out is coming qu’on pourra s’arrêter à temps. 

Alors oui, la sensiblisAction pédagogeek est en marche !

Faisons équipe pour protéger vos collaborActeurs !

Ta vie, ta quête, ton rythme

Ta vie, ta quête, ton rythme

Il est de ces articles qui te trottent dans les neurones pendants des jours, des semaines, des mois. 
Qui se rappellent à toi au détour de discussions, d’actus, d’articles. 
Ces articles où tu te dis « il faut que j’écrive là-dessus », parce que tu sais que c’est essentiel, mais pas toujours facile.
Parce que le sujet est trop dense, ou très personnel, ou parce que ta petit voix de perfectionniste te dit que tu n’es pas encore au point (la garce, on est en guerre elle et moi)
Alors tu le reportes, tu le gardes dans tes tablettes, tu te dis « un jour, sûrement… », et tu oublies, mais jamais très longtemps. 
Puis le jour arrive et c’est comme une évidence. 

Tu l’auras compris, l’article du jour entre dans la famille des « articles qui ont attendu leur heure ». 
Pour à peu près toutes les raisons citées plus haut.
Et parce qu’écrire sous le coup d’un « il faut » ou « je dois » ce n’est ni agréable ni fluide, et c’est avec ça que je me suis mis les doses de pression et d’exigence qui m’ont conduit à faire mes burn-out.
Maintenant je préfère attendre les « j’ai envie de »
Ces moments « flow must go on » qui arrivent comme une évidence… 
Et ça tombe bien, parce qu’on va parler de rythme 🙂 

De rythme, et de différence(s) aussi. 

Parce que je reçois de nombreux messages et commentaires sur mon rythme. 
Que ce soit de nouveaux arrivants sur le blog, dans la team des Stress Fighters, mais aussi des personnes avec qui je collabore, ou avec qui j’échange régulièrement dans des groupes, des networkings, et de mes proches aussi… 

En fait, j’ai toujours reçu des messages de ce genre. 
Trop rapide, trop active, trop intense, trop intelligente, trop sensible, trop plein de choses en fait… 
Et j’en ai bien conscience. Il faut pas croire, on ne fait pas 3 burn-out pour rien 😉 

Là où ça me gène, c’est que ça peut vous faire peur. 
Ou vous entraîner vers un « objectif » qui n’en est pas un. 

Parce que nous sommes tous différents, nous avons chacun notre rythme. 
Et surtout, je suis loin d’être un exemple ou un modèle à suivre.
En fait j’ai surtout été un modèle de choses à ne pas faire, et c’est ça que je m’efforce de corriger et communiquer 😉  

Aussi je crois que le moment est venu de parler d’atypisme… 
Je l’ai évoqué déjà dans mon mea culpa (fuck culpa), mais j’insiste : je ne suis pas la norme. 

Et j’ai mis du temps à mettre des mots sur cette différence… 

C’est parti pour une petite histoire de mon EfferveScience… 

EfferveScience et haut débit… 

EfferveScience, c’est mon bouillon d’idées à infuser & diffuser.
C’est aussi l’image qui m’a semblé la plus juste pour parler de ce cerveau qui ne s’arrête jamais de penser. 
Parce qu’au fond de moi je le savais : un jour ou l’autre, j’allais parler de cette particularité qui en est de moins en moins une dans cette quête contre le burn-out…

Oui, je vais vite.
J’apprends vite, et tout le temps.
C’est ma drogue à moi.
Et mon cerveau ne s’arrête JAMAIS.
Ce qui peut vite devenir fatiguant. 
Mais je suis câblée comme ça. 
Il me manquait juste le mode d’emploi… 

Le problème avec mon cerveau efferveScient, c’est ce sentiment de différence que je ne comprenais pas.
Parce qu’être l’intello de la classe ça fait sûrement plaisir aux parents, mais niveau popularité c’est difficile à porter.  
Déjà parce qu’à part au moment de se trouver un voisin pour les contrôles on est plutôt rejetés, puis il y a ce sentiment de décalage permanent qui fait que j’ai passé mon enfance à me demander pourquoi je ne fonctionnait pas comme tout le monde… Mes centres d’intérêts étaient tellement décalés des autres enfants, il devait y avoir un problème… 

Pourquoi tout me semblait si simple, pourquoi est-ce que les autres ne comprenaient pas aussi vite ? 
Et en quoi c’est si gênant de ne pas s’intéresser aux mêmes choses que les autres ? Bien sûr c’est léger comme différence l’atypisme, c’est invisible. Mais ça n’en reste pas moins rejeté comme toutes les différences… 

Ensuite pas de quoi sortir les mouchoirs, je m’en suis plutôt bien sortie, mais qu’est-ce que je me suis em*-nuyée !
Entre les programmes scolaires qui font de grosses rediff tous les deux ans et les cours passés à gribouiller où lire et relire les bouquins du programme, c’était looooooong… 

Et encore à l’école c’était facile : je ne répondais jamais à rien pour laisser les autres chercher, et je faisais autre chose.
Puis je ne peux pas dire que personne n’ait rien remarqué, j’avais des exos « de grands » pour m’occuper, certains profs m’ont trouvé des activités pour me challenger, je passais des épreuves d’exam pour tuer le temps (oui oui, tu comprends le sentiment d’anormalité ?!)

Mais une fois arrivée au au boulot, j’avais envie de bien faire, de montrer que j’étais utile, de mériter mon salaire aussi !

Sauf que le boulot c’est comme l’école : à part dans certaines filières, les profils de première de la classe, c’est mal vu.
Je ne compte plus les réunions interminables où je savais déjà au début de la réunion quelle est la solution au problème, ou quelles seraient les conclusions de la discussion. Mais tu ne peux pas donner les solutions, non non non, parce que tu n’as ni l’âge ni le niveau ni le profil pour avoir des idées. Et en plus ça peut être mal perçu. Tes collègues peuvent avoir l’impression que tu viens empiéter sur leur territoire, que tu te crois meilleure qu’eux, et le vivre comme une agression. Alors que pour moi c’était surtout un jeu intellectuel. Et l’envie de servir à quelque chose.

Donc je me taisais, et j’observais les autres mouliner « au ralenti » en me demandant pourquoi cette différence.
Et là c’est comme à l’école : c’est looooooooong ! 
En plus dessiner ou lire un bouquin en réunion pro ça passe moins bien qu’à l’école… merci les smartphones 😉 

C’est aussi fatiguant et frustrant, parce que je faisais en permanence attention à me caler au rythme des autres.
J’avais l’impression que mon cerveau bouillait d’impatience, que je n’étais pas à ma place. 
Et j’aurais TELLEMENT aimé avoir la clé plus tôt…  

Oui j’étais différente.
Et surtout : non, je n’étais pas folle.
Juste un peu rayée.
Juste efferveSciente. 

Dans la famille des zAtypismes, je demande… 

LA question, celle de l’étiquette ! 

J’étais comme beaucoup : j’avais horreur des étiquettes. 
Parce que ça enferme. Mais pas que.
En fait c’est même parfois tout l’inverse (dédicace à Laure d’Une Etincelle)

Quand on se sent différent, sans comprendre pourquoi, les étiquettes peuvent être libératrices.
Parce qu’elles donnent un nouveau cadre, une « autre normalité », avec de nouvelles règles du je(u).

Je me sentais différente, sans savoir pourquoi.
C’était super frustrant.
Et parfois un peu inquiétant : à quel point c’est grave, d’être « anormale » ? 

Après mon premier burn-out (et surtout le décès de mon père, mais c’est lié), j’ai tenté les psys. 
Eux adorent les étiquettes, mais ils ne les partagent pas. 
Ils te mettent dans une case, mais ne te disent pas laquelle. 
Pour moi qui aime tout comprendre et partager les infos c’était horrible.
Le level ultime de la frustration… 

Heureusement il y a des indices : les médocs. 

J’ai donc eu des traitements pour la dépression, très tôt, puis pour la schizophrénie… (yuppee)
Avant d’avoir LA révélAction, mon étiquette : ZÈBRE ! 
(c’est le petit mot sympa pour surdoué, que je trouve absurde : je ne suis pas « plus douée », juste câblée différemment)
Pas pas un psy, non non, ça aurait été trop simple. 
Par un zèbre.
Et un livre : Trop intelligent pour être heureux ? L’adulte surdoué, de Jeanne Siaud-Facchin. 

Ma révélAction : je n’étais pas folle. Juste rayée.
J’avais ma normalité.  Mes rayures efferveScientes. 

Heureux les zébrés quand ils laissent passer leur lumièreUne citAction de mon amie Lara de Vivre avec un Zèbre

Et à ce moment-là, j’ai aimé les étiquettes, parce qu’elles sont un mode d’emploi, celui que je n’avais pas. 
Celui qu’on est beaucoup au pays des burn-outés à ne pas avoir eu à temps… voire pas du tout. 

Et maintenant ? 

Un petit zèbre qui fonce, qui fonce… 

J’avais donc mon costume tout rayé. 
J’étais contente. 

Est-ce que ça m’a aidée ? 
Oui, à mieux me comprendre. 
A moins douter. 
Et à m’assumer. 

Est-ce que ça m’a freinée ? 
Pas du tout ! 

Un nouveau costume, de nouveaux pouvoirs, j’étais super motivée ! 
De la salariée qui reproduisait ses schémas de l’école, à savoir ne pas montrer qu’elle savait, j’ai osé devenir celle qui lançait de grandes idées, et qui s’ajoutait pleeeeeein de projets, parce que je peux, je suis surdouée ! 
(c’est le moment où j’avais commencé un énooooorme pavé sur les zèbres en entreprise, mais j’y reviendrai dans un prochain article c’est trop important). 

En plus c’est bien beau les rayures, mais déjà beaucoup de zèbres ont un syndrome de l’imposteur et se sentent « obligés » de justifier leurs facilités et en font trop… Amis perfectionnistes et sur-investis levez la main !
(et là j’ai les deux mains levées, ça s’appelle du chômage technique !)

Sauf que bien sûr je ne pouvais pas le dire.

Pas question d’arborer un costume à rayures en entreprise ! 
Parce que c’est toujours aussi mal vu (enfin un peu moins maintenant dans certaines boîtes), surtout avec ce terme de « sur-doué » qui renforcent l’impression de menace que peuvent ressentir certains collaborActeurs… 
C’est comme l’argent : aux States on peut parler ouvertement salaire et mettre qu’on est Zébré sur son CV, en France ça ne se fait pas. Donc ma jolie étiquette elle était bien sympa, mais je ne savais pas vraiment quoi en faire. 

C’est là que j’ai commencé à jouer avec les cadres. 
Parce que pour moi les étiquettes c’est ça : donner de nouvelles règles du je(u), un nouveau cadre. 
Comme un nouveau territoire à explorer 🙂 

Ma nouvelle vie, c'était WonderWoMind en mode Clark Kent

Ma nouvelle vie c’était WonderWoMind en mode Clark Kent ! 

Ma mission : exploiter au maximum les limites de mon poste pour y faire rentrer des projets stimulants et motivants, 
Et améliorer discrètement l’existant, en mode sous-marin. 

Un peu comme un super-héros qui découvre ses super-pouvoirs : un grand pouvoir vient avec de grandes responsabilités, non ?

Ils le disent dans Spiderman… 

Spoiler : c’est faux. 

Encore une phrase à la *** pour entretenir le syndrome de la WonderWoMind ! 

C’est faux, mais déjà on ne nous le dit pas.
Et surtout c’est super motivant pour un esprit efferveScient ! 

Et comme j’ai eu la chance d’avoir des jobs qui faisaient sens pour moi, j’ai voulu déployer ma cape invisible et en faire encore plus… C’est tout le « problème » des boulots-mission qui poussent au sur-investissement. 
Cette notion de mission que je retrouvais dans mes différents jobs qui étaient toujours liés à la communication santé, la prévention et la sensibilisation, et qui a coûté la santé à tant de soignants, d’aidants et d’enseignants, victimes massives de burn-out…

Résultat : non seulement j’ai un cerveau qui va super vite, mais en plus je ne m’arrêtais jamais.. 

Et paf, le mur ! 
Deux fois. 
(attention, un mur peut en cacher deux autres…) 

Parce que je n’ai aucune limites, et cette fâcheuse tendance à m’oublier en route…

C’est comme ça qu’à chaque burn-out j’avais entre 2 et 4 postes, parce que j’avais lancé plein d’idées et de projets que je continuais d’accompagner, pour entretenir ma soif d’apprendre (qui était maintenant justifiée, comme si ça justifiais mon absence de limites, j’ai longtemps fait l’amalgame…).

Un grand classique des cerveaux efferveScients qui veulent faire leurs preuves et ont du mal à dire non…
Surtout que j’avais cette croyance que quand je savais faire, je devais faire.

L’échec assuré.
Et un réel risque de rechute… 

C’est pour ça que j’ai quitté le salariat, après ma trilogie de burn-out… 

Pour ralentir.

Enfin, pour essayer… 

Mon combat Slow must go on

J’ai beau le savoir, ralentir reste une lutte permanente !
Ma lutte.
Ma quête. 

L’indépendance est traître, assez rapidement je n’avais plus d’horaires. 

Et encore mieux (ou pire ?) : j’étais en solo ! 
Je n’avais plus à masquer mes rayures et fonctionner aux rythme des autres ! 
Ça faisait un bien fou, de ne plus porter de « masque de normalité » ! 
Je pouvais faire ce que je voulais, comme je le voulais : liberté absolue !
Plus de cadre. Plus de limites. 

Attention : danger !

La sensibilisAction au burn-out : attention, mission ! 

Si j’ai pris un gros mois en mode chat cramé j’ai assez vite orienté ma nouvelle vie vers un combat.
Portée par un « Pourquoi » qui me donne des ailes : la sensibilisAction au burn-out. 
Cette triple brûlure qui est devenu mon flambeau

Résultat : encore plus qu’avant je n’étais pas dans la notion de « travail » mais dans celle de « mission ». 
Cette nouvelle mission où je pouvais aider et être utile ! 
Et à ma façon en plus, dans mon univers pédagogeek efferveScient. 

Autant dire que j’ai foncé, encore ! 

Et pour avoir vécu deux premiers burn-out assortis d’une dépression, j’ai pu constater sur ce dernier sans dépression que mon cerveau était resté alerte même quand je ne remarchais pas encore (littéralement, j’ai mis un mois à marcher à nouveau), et clairement ce n’est pas la norme. 
Mon cerveau efferveScient a gardé son rythme, porté qu’il était par cette nouvelle mission. 

Et le fait est qu’à l’heure du bilan de 2016 j’ai réalisé que je « travaillais » encore plus qu’avant…

Et aussi que c’était la meilleure façon de m’épuiser en route.
Encore. 

Absurde. 

Et tellement pas stress-défense…

Ma plus grande arme contre le burn-out : ralentir.

« Slow must go on », c’est ma quête 2017
C’est l’exemple que je veux donner. 
Et qui n’est teeeeeellement pas naturel pour moi. 

C’est mon plus grand combat.
C’est ma meilleure stress-défense.
Et la tienne aussi. 

Et oui, tu l’as vu, on me le dit encore souvent : c’est pas encore ça… 

Oui, j’avance vite, trop vite. 
Encore maintenant, même si j’ai ralenti. 
Surtout depuis que je ne suis plus seule… 
(scoop : c’est un garçon 😉 )

Les articles sont moins fréquents. 
Après mon mars-rathon coaching j’ai libéré mes week-ends. 
Je fais des mini-siestes. 
Et j’ai considérablement ralenti mes différents projets en cours.
(à tel point que j’en ai qui traînent depuis des mois, comme des montages vidéos inachevés, mais ça viendra…) 
Parce que mes projets ne verront pas le jour sans moi.
Et que mon message n’aura plus aucun impact si je ne suis plus là pour le porter… 

Et c’est pareil pour tous.
Les Stress Fighters qui luttent pour se préserver. 
Les Working Dead qui luttent pour se reconstruire. 

Notre combat, c’est d’apprendre à ralentir. 
A nous préserver. 
A devenir nos SIMS préférés

Un pas à la fois, pour devenir progressivement des Maîtres du Je(u). 

Le meilleur rythme, c’est le tien 

Alors non, clairement : je ne suis pas (encore) un modèle à suivre. Mais j’y travaille 🙂 

Ce que j’ai fait avec EfferveScience porte encore les marques efferveScientes du zèbre qui s’oublie en route.
C’est riche de conseils, riche d’outils, mais je suis allée trop vite, encore. 

Et ce n’est pas l’exemple que je veux montrer. 
Parce que la reconstruction prends du temps. 
Beaucoup de temps parfois.
D’autant plus que le burn-out a mis du temps à s’installer, ou bien qu’on a cumulé les arrêts sans vraiment ralentir…

Et justement : même si mon cerveau efferveScient a continué à fonctionner, j’aurais dû ralentir bien plus. 
Pour m’écouter. Pour me reposer. Pour être une vraie Maître Zen à l’écoute de sa monture blessée. 
Sa monture rayée qui n’a jamais su s’arrêter… 

Un pas à la fois… 

Le changement prends du temps. 
La reconstruction prends du temps. 
Changer de mauvaises habitudes prends du temps. 

Alors oui j’ai encore foncé, mais depuis quelque mois je travaille à ralentir

A coup de petites actions. 
De petits pas. 

J’ai ralentis les articles.
J’ai ralentis dans la team des Stress Fighters.
J’ai étalé mes idées sur plusieurs années. 
J’ai mis en stand-by des projets, qui se feront oui, mais plus tard. 
Quand les « j’ai envie » auront remplacé les « je dois ». 

Mission : incarnAction !

Ma prochaine étape : incarner pleinement mon message, et diffuser des conseils que je mets réellement en pratique. 
(entre nous : ce n’était pas toujours le cas jusqu’alors, chuuuuuut…. mais ça reste de très bons conseils !)

Et le diffuser, mais mieux. 
Enrichis de tout ce que j’ai appris en un an. 
Avec mon expérience, avec le coaching
Avec cette monture que j’ai enfin appris à écouter. 

A un vrai rythme de stress-défense déjà. 
Mais surtout à mon rythme, à ton rythme, et sans pression. 

Parce qu’un quête de Maître du Je(u) prends du temps. 
Encore plus quand on s’est brûlé les ailes en route…

Alors loin des fausses promesses,
de ces programmes et outils qui te promettent la lune,
de ces pratiques de stress-défense envahissantes qui deviennent limite stressantes
(dédicace au Miracle Morning et à mes Stress Fighters @ toute heure),
je veux proposer un vrai accompagnement slow must go on

De chez moi, de chez toi. 
A la carte, sans course, sans sprint. 
Du pur slow must go on. 

Une sensibilisAction incarnée. 

Sans pression.
Sans ce rythme efferveScient contre lequel je lutte. 
Mais avec toutes ces clés qui m’ont tellement manqué… 
Et bien sûr avec mon style pédagogeek 😉 

En savoir plus : faisons équipe !
Découvre mes toutes nouvelles offres
de toute nouvelle coach neuroScientigeek 🙂 

Sandra Boré, Coach NeuroScientigeek certifiée en Neurosciences Appliquées

PS : pour bien montrer l’exemple, je t’annonce que je serai en vacances la semaine prochaine 😉 

RespirAction VS Cortisol : la cohérence cardiaque

RespirAction VS Cortisol : la cohérence cardiaque

Si tu ne devais retenir qu’UNE arme, Stress Fighter, lis bien cet article !

Une arme de stress-défense super puissante, l’arme de stress-défense ultime : la respirAction !

Je sais ce que tu penses : elle se moque de moi… et pourtant…

Pas n’importe quelle respirAction : la cohérence cardiaque.

La respirAction des Ninja !

Mission : respirAction !

Qu’est-ce que cette respirAction a de si spécial ? 

La cohérence cardiaque a un atout simple, et précieux : c’est une arme de stress-défense massive contre l’envahisseur du stress, le grand méchant cortisol. 

Quand on respire en cohérence cardiaque, tu synchronises ton corps, ton cœur et ton cerveau (ou ton cavalier et ton cheval pour les initiés 😉 !). Et surtout, tu diminues ton taux de cortisol !

Une vraie potion magique de Maître du Je(u) 🙂 !

Cohérence cardiaque 1 – 0 Cortisol

Tu le sais, le bad guy dans le stress c’est le cortisol.
C’est lui qui va oxyder progressivement ta pile intérieure, comme je te le rappelle dans ce petit intermède pédagogeek :

Alors bien sûr le mieux c’est d’éviter de cumuler le stress, mais ce n’est pas toujours facile…
Et le but ici, c’est de te permettre de lutter dans ton environnement actuel, en vrai Stress Fighter !

La bonne nouvelle, c’est qu’il existe des outils de stress-défense qui te permettent de contrer l’attaque du cortisol, comme la méditAction, le yoga… et la cohérence cardiaque.

Mais comment ? Et comment faire ?

La cohérence cardiaque a cela d’efferveScient qu’elle est scientifiquement prouvée, à tel point que des mutuelles américaines exigent que leurs patients la pratiquent quotidiennement. Et surtout elle est d’une simplicité insolente, tu pourras la glisser sans problème dans ta routine du matin et tes journées de Stress Fighter (demande aux participants de mon atelier 😉 )

Je laisse la parole à mon Maître EfferveScient David Lefrançois qui va t’en dire plus : 
(mais si tu n’as pas 20 minutes je te fais une petite synthèse juste en dessous rassure-toi)


C’est la vidéo complète, j’ai un joli script de best-of pédagogeek & efferveScient…
mais je reste désespérément aphone cette semaine ! Coming soon… 

En résumé : la cohérence cardiaque, c’est le parefeu anti-cortisol !

Chaque hormone, chaque neurotransmetteur a son « opposé », sa nemesis, sa kryptonite.  
Et comme pour tout, tout est une question d’équilibre, et de dosage. 
Pour le cortisol c’est la DHEA. Très connue pour son côté « elixir de jeunesse éternelle »… 

Alors j’ai deux nouvelle pour toi : le côté elixir de jeunesse oublie avec la DHEA du commerce, elle n’est pas assimilable (ça, c’est la mauvaise nouvelle. désolée.). MAIS la DHEA que tu synthétises toi-même en pratiquant la cohérence cardiaque est complètement fonctionnelle, et elle va te transformer en Maître du Je(u) ! 

La cohérence cardiaque, arme ultime pour lutter contre le cortisol

Non seulement elle va te permettre de te recentrer sur ton cœur en ralentissant sa fréquence, et aussi l’efferveScience de ton cerveau, mais surtout c’est ton meilleur outil de stress-défense pour reprendre le contrôle de ta pile intérieure. 

Concrètement, la cohérence cardiaque va moduler les micro-variations du rythme cardiaque, ce qu’on appelle la variabilité cardiaque. En cas de stress elle augmente, on va voir une invasion de micro-variations du rythme, ce qui n’est pas du tout stress-défense. 
Avec cette respirAction ninja on va reprendre le contrôle sur notre variabilité cardiaque et revenir à une fréquence cardiaque de Maître Zen, en quelques minutes seulement ! 

Le cortisol n’a qu’à bien se tenir 😉 

Cohérence cardiaque : mode d’emploi

C’est bien joli, mais en pratique je fais comment ?

Encore une bonne nouvelle : c’est super simple.
En fait, la cohérence cardiaque se résume en un nombre : 365.
ExplicAction :

Cohérence cardiaque mode d'emploi

Cohérence cardiaque mode d’emploi :
3 fois par jour
respirActions par minutes
5 minutes

Facile, non ? La petite subtilité c’est dans la visualisAction : 

  • Inspirer en visualisant l’air qui rentre par le coeur 
  • Expirer en visualisant l’air qui ressort par l’estomac

Oui  je sais, c’est anatomiquement faux, mais l’idée est de se concentrer sur son cœur 😉 

Pratiquée 3 fois 5 minutes par jour, la cohérence cardiaque va faire baisser ton taux de cortisol.
C’est scientifiquement prouvé, et en plus ça vient avec des petits bonus bien sympa :

  • amélioration de la gestion des émotions,
  • diminution des pathologies liées au stress,
  • prévention des troubles cardiaques,
  • et même régulation de l’appétit (car ce *** de cortisol entraine le stockage des graisses, en plus du reste)

On commence tout de suite ? 

C’est parti, j’ai une vidéo pour toi : 

Ou encore plus zen, une vidéo qui a été proposée par mon amie Eva (qui raconte des histoires)
dans le groupe des Stress Fighters :

Mais pas que… parce que Stress Fighter c’est à toute heure (dédicace bis aux participants de l’atelier) j’ai une sélection d’applicActions pour toi 🙂 

Des applicActions de respirAction 

Alors tu le sais, les articles de top des best of des applications qui font le café c’est pas mon truc (j’en ai fait UN une fois, j’avoue…), mais il se trouve que j’ai trouvé ZE applicAction ludique et pédagogeek d’initiAction à la cohérence cardiaque !

C’était en préparant le guide de Maître du Temps des participants de l’atelier Stress Fighters @ toute heure la semaine dernière, et cette appli est tellement géniale que j’ai du me retenir de partager l’info à la Terre entière !
(tu sens que tu as raté un truc énorme, là ? rassure-toi je prépare la version en ligne de l’atelier… #teaser)
J’ai même fait patienter les Stress Fighters jusqu’à hier, mais je tenais mon article !  

L’applicAction de cohérence cardiaque ludique et pédagogeek !

La voici la voilà… TADDAAAAAM ! 

HAPPYrespi, l'applicAction de cohérence cardiaque ludique et pédagogeekNon, je ne touche rien  auprès d’eux ! (l’appli est gratuite, soit dit en passant…)

Je te présente HAPPYrespi, une applicAction ludique comme je les aime, où tu es acteur de ta respirAction, comme un vrai Maître du Je(u) !

Le principe est super simple : tu pilotes un petit vaisseau dans 4 univers… avec ta respirAction !

Soit directement avec les mouvements de ta respiration si tu utilises ta caméra (qui détecte les micro-mouvements de ton torse), soit en appuyant sur deux visuels pour indiquer quand tu inspires et quand tu expires. Le tout dans un univers tout mignon, avec un Maître Zen pour te guider, et des points à collecter pour nourrir et faire grandir ton arbre de la zénitude 🙂 

Je suis triplement fan :

  • C’est à la fois ludique, scientigeek et pédagogeek
  • C’est une vraie alternative de stress-défense aux « pauses » sur Facebook ou CandyCrush (qui n’en sont pas…)
  • En jouant pour faire pousser son arbre c’est comme avec Habitica, on joue pour se faire grandir soi-même 🙂 

Comme j’aime à te le répéter : tu es ton SIMS préféré
Et avec cette applicAction tu joues vraiment pour toi. 
Tout en t’initiant à l’outil ultime de la stress-défense !

Bref tu l’auras compris : je suis complètement fan, HAPPYrespi est pédagogeekement testée, validée et approuvée ! 

Le seul tout petit bémol, pour les adeptes de la Pomme : HAPPYrespi n’est disponible que sur Android pour l’instant… (désolée… ou pas je n’y peut pas grand chose… si l’éditeur ou quelqu’un a des infos qu’il commente)

Télécharger HAPPYrespi de SBT-HAPPYNEURON sur Google Play (gratuit)

MAIS tu me connais j’adore les trilogies, alors j’ai deux autres applicActions pour toi ! 

PAS pour faire du top-best-of qui fait plaisir à google, mais déjà pour te donner le choix, et parce que si j’adore HAPPYrespi le côté ludique fait que je ne l’utilise pas dans mes rituels du matin où je recherche juste un léger fond sonore tout zen pour passer de ma cohérence cardiaque à ma méditAction sans mobiliser mes neurones. 

C’est parti pour les basiques de la cohérence cardiaque ! 

RespiRelax

RespiRelaxRespiRelax sur iOS c’est l’applicAction de cohérence cardiaque de référence sur iPhone, qui propose tout une approche d’initiAction et d’entraînement et est en plus particulièrement jolie (si si, c’est important)
Tu peux y adapter la durée des séances et le nombre de respirations par minutes si tu le souhaites (ça reste efficace si inspiration et expiration ont la même durée). 

Réservée aux utilisateurs de la Pomme, elle n’est pas disponible sur Android. 

RespiRelax par Les Thermes d’Allevard sur l’AppStore (gratuit)

Ma Cohérence Cardiaque 

Ma Cohérence Cardiaque sur AndroidUne application simple et efficace disponible sur Android : Ma Cohérence Cardiaque propose de te guider par sa bille qui monte et descend, ou tu peux simplement te laisser guider par le bruit des vagues…
Un vrai moment de zenitude, qui s’éteint dans le silence : parfait pour enchaîner sur une méditAction ou un scan corporel 😉 

Ma Cohérence Cardiaque d’AirCube06 sur Google Play

Petit bonus… 

Il est triple (bien sûr)

Déjà une petite appli supplémentaire, que je cite juste à défaut d’avoir pu la tester : CardioZen de Symbiofi qui semble aussi pédagogique et flexible que RespiRelax, et très belle également. 
Chose étrange elle est disponible pour tous les smartphones (ça c’est cool), en version gratuite sur l’AppStore… mais payante sur Google Play (ça c’est bizarre comme politique tarifaire…)

Et aussi deux super techniques naturelles pour te mettre en cohérence cardiaque : écouter ta musique préférée (oui, la musique est définitivement stress-défense) et… pratiquer la ronronthéraphie 🙂 ! Nos amis les chats quand ils font tourner leur petit moteur intérieur nous mettent naturellement en cohérence cardiaque 😉 A vos félins !

Note : il parait que tenir un bébé la tête avec sa tête du côté de notre cœur quand nous sommes en cohérence cardiaque l’endort instantanément… si des parents veulent tester et/ou confirmer en attendant que je puisse tester ? 

Et toi, est-ce que tu connais et pratiques déjà la cohérence cardiaque ? 
Quelles sont les applicActions et/ou vidéos que tu utilises ? 
N’hésite pas à partager tes ressources et tes feedbacks, l’EfferveScience est encore mieux quand elle est collaborActive ! 

 

Pour en savoir plus sur la cohérence cardiaque,
les cavaliers et les poney,
RDV dans ta quête de Stress Fighter !

Tu as le pouvoir !

Tu as le pouvoir !

Tu as le pouvoir ! 

La formule du jour pour te rappeler que tu es un Maître du Je(u) ? 

Pas que, et en plus cette fois on est deux ! 
Deux inspirActrices à te rappeler que tu es aux manettes de ta vie… mais gare aux programmActions parasites… en commençant par le troll ultime, j’ai nommé toi-même, et un virus bien vicieux : le syndrome de la « bonne petite fille »… 
Mais heureusement Sophia veille pour toi !

La bonne petite fille : fiche perso

C’est quoi cette histoire de bonne petite fille ? 

Une configurAction particulièrement malheureuse et contraignante qui nous vient de notre éducAction.
Notre mission, croyait-on : obéir à l’autorité, faire plaisir, être sage, être gentille, et j’en passe… AAAAAAAAH !!! 
Le résultat : une incapacité chronique à dire non, à s’écouter, à prendre soin de soi, à se respecter même (rappelle-toi mon mea culpa) Et ça donne quoi ? Tu l’auras deviné : de la souffrance déjà, et des burn-out à répétition !  

Rappelle-toi cette citAction issue de mes cours de coaching : 

Les ennuis commencent quand le besoin d’être aimée est plus important que le besoin d’être respectée.
Anouk, collaborActrice efferveSciente de David Lefrançois 

Tout le problème est là…
La bonne petite fille s’est trop souvent oubliée pour les autres…
Tu sais, le fameux « moi, c’est pas grave ». 
Alors que SI, C’EST GRAVE !

Tu es ton SIMS préféré, ne l’oublie pas 😉 

Je laisse la parole à Sophia, qui va t’en dire plus sur cette petite fille qui nous a trollé le cerveau : 

Mais heureusement Sophia a des solutions pour toi,
c’est parti pour l’affirmAction collaborActive !

Mission : AffirmAction !

J’ai une super nouvelle pour toi : le rôle de la bonne petite fille, c’est FINI ! 
On l’a vu dans la formAction avec Ka de Boîte Crânienne et les costumes de faux Super-Héros.
Là c’est pareil : la tenue de bonne petite fille on la range au placard, et on reprend le pouvoir ! 

Comment ? Avec une trilogie de solutions bien sûr 😉 (serais-je contagieuse ?!)

Sophia est coach en estime de soi (tu sais les SIMS, le self-love, toutes ces choses essentielles que les Working Dead ont oublié) , et à travers son site, sa page facebook et son groupe privé (qui a un vrai nom de quête de Maître du Je(u) : le Sanctuaire), elle nous partage un tas de ressources pour te guider sur la voie de l’affirmAction. 
Une vraie mine d’or pour la stress-défense 😉 

ZE podcast collaborActif 

De l’inspirAction qui te suis partout avec le podcast « Tu as le pouvoir », avec les 3 premiers épisodes d’une série de conseils et d’interviews de Maîtresses du Je(u) (oui c’est Girl Power today!), dont… *roulement de tambour*  un podcast efferveScient où nous parlons affirmAction VS burn-out 🙂 !

 

Je suis trop contente de l’invitAction, parce que le coaching m’a (enfin) fait comprendre combien l’estime de soi et l’affirmAction sont des clés fondamentales de stress-défense, et que j’ai à coeur de le partager le plus possible !
En plus on est sœurs jumelles de slogan entre « Tu es ton Maître du Je(u) » et « Tu as le pouvoir » 🙂 !!!

Et bonheur ultime, quand je vois avec QUI je partage l’affiche, c’est juste WOW !

*petit suspens*

Retrouve dans le podcast mon inspirActrice dans la zenitude et l’affirmAction depuis un an maintenant : Joanne Tatham 🙂 ! Et je ne vais pas te spoiler la prochaine invitée, mais je suis trop fière j’ai l’impression d’être entre mes mentors ^^ ! 

RDV sur le podcast Tu as le pouvoir pour ne rien manquer des prochains épisodes 😉 

Ton mini-coaching gratuit

Et pour mettre en pratique tous ces précieux & efferveScients conseils, Sophia propose sur son site un mini-programme de coaching gratuit de 7 jours pour apprendre à t’affirmer

Mini-coaching gratuit Tu as le Pouvoir

Ce programme devrait être une obligAction pour tous les Stress Fighters tellement il est fondamental ! 
Comme on l’a dit dans le podcast, la lutte contre le burn-out et l’affirmAction de soi sont intimement liées, les deux faces d’une même pièce dans ta quête de Maître du Je(u) !

Des vidéos qui envoient du self-love 

Dernière ressource (ou pas) : des vidéos qui envoient du self-love et de l’affirmAction, la série des « 5 minutes pour commencer à t’affirmer« , dont est issue la première de cet article où Sophia t’expliquait le syndrome de la petite fille 😉 

Et comme tu sais qu’avec EfferveScience j’adore casser de l’idée reçue, cadeau : 

Prochains épisodes à suivre sur la page « Tu as le pouvoir« ,  et bientôt… le guide pratique de ta mission affirmAction au format e-book 😉 

D’ici là, je compte sur toi pour mettre à profit cette efferveScience de ressources !
Je veux voir grimper les compteurs d’affirmAction et de self-love !

Et si tu as besoin d’inspirAction, rejoins la team des Stress Fighters 😉  

I’m back! & not alone

I’m back! & not alone

Hello les Stress Fighters ! I’m back!
Non, le blog n’est pas devenu anglophone, mais j’aimais bien le petit côté Terminator 😉 

Certains l’auront peut-être noté, j’ai été particulièrement absente sur le blog en ce mois de mars… 
J’ai même totalement raté le Pi day, ou 03/14, grosse référence geek s’il en est !  *honte*

La raison ?
Triple bien sûr ! 

  • La finalisAction de ma formAction de Stress Fighters, youhou !
  • La rédAction de mon mémoire de coaching, « Reboot burn-out »
  • La préparAction de ma certificAction de coaching, mode révisions option lectures & fiches 

Mars a bien rempli son rôle de mars-rathon ! A tel point que je n’ai posté qu’un seul et unique article de tout le mois… Dans le genre slow must go on, même si je n’ai pas réellement ralenti au contraire, c’était plutôt radical ! 
Si on voit bien le ralentissement prévu sur le blog en cette nouvelle année dans mon cher BuJo, là on n’était pas loin du point mort… 

Mais bonne nouvelle : me revoilà ! 
Avec des infos, des nouvelles, et même des potins… *suspens*

C’est parti… pour une trilogie de news bien sûr 😉 !

Coaching neuroscientigeek : on !

La première nouvelle est très liée à mon mars-rathon coaching, tu t’en doutes ! 
« Coach en neurosciences » c’est déjà classe, mais « coach neuroscientigeek » c’est encore plus moi 😉 
Après tout j’avais déjà une très bonne base scientigeek, me voilà du côté neuro & efferveScient de la Force ! 

Concrètement ? Ma mission va pas mal évoluer avec de plus en plus de sensibilisAction

J’ai réveillé la Khaleesi qui sommeille en moi pour concours d’inspirActrice conférencière, le temps d’une vidéo cosplayée (=déguisée) qui envoie du dragon, des licornes et de la stress-défense :

Ça m’a donné encore plus envie de prêcher la stress-défense auprès des particuliers, des entreprises, et même des écoles parce que pour moi la quête de Maître du Je(u) commence bien avant le monde du travail ! 
Et si ma quête de l’audace se transformait en ateliers, formActions, conférences et autres projets de sensibilisAction massive ?

Depuis je noircis mes carnets de projets d’ateliers, voici mes premières idées : 

Stress-défense 101 : comprendre & apprivoiser le stress
Devenir un Stress Fighter : philosophie et outils de stress-défense
SensibilisAction au burn-out : reconnaître les Working Dead pour éviter la contamination 
Reboot burn-out : mettre à jour son système, désactiver ses programmes parasites et se protéger contre le burn-out
(un must-do pour les profils sur-impliqués ou efferveScients/atypiques, je parle en connaissance de cause…)
Devenir un Maître du Je(u) : mettre plus de « je » & de « jeu » pour équilibrer et harmoniser sa vie
(avec des outils pédagogeek pour parler Vice-Versa, faire du poney, trouver sa vocAction Ninja, construire le Tetris de sa vie…)
Slow must go on : calmer l’efferveScience de son quotidien et assainir sa relation aux outils connectés

Et des ateliers et pauses détente & stress-défense pour la mise en pratique : 
Slow must go ON, Maître Zen (avec de la cohérence cardiaque), Mode Chat (retour au corps),
AlimentAction de stress-défense, Initiation à la MéditAction, Outils de Stress Fighters…

Pour en savoir plus, me contacter et proposer tes idées (je suis pour l’EfferveScience collaborActive !) c’est par ici 😉 

Ta quête de Stress Fighter va aussi évoluer, le module 1 restera gratuit bien sûr, mais en accès 30 jours pour me permettre de t’accompagner de conseils par mail, et une version avec accompagnement individualisé va voir le jour. 
Je contacterai bientôt les inscrits pour leur en dire plus 😉 

J’aimerais aussi te faire profiter de mon mémoire, Reboot Burn-out, les principes de coaching pour mettre à jour son système et avoir une vraie protection anti-burn-out, je réfléchis encore au format, probablement des vidéos, peut-être un e-book, des accompagnements certainement… reste connecté(e), EfferveScience is coming… 😉 

Mais avant… 

Intermède créActif 

La deuxième info est une nouvelle vidéo, mais pas que… C’est aussi mon tout premier « vidéo scribing », alors que j’avais le logiciel-qui-va-bien-acheté-légalement-et-tout-et-tout qui dormait sur mon ordi, mais pour d’obscures raisons je ne me lançais pas…
Enfin pas si obscures en fait, on retrouve une bonne dose de perfectionnisme, de « plein de gens font ça mieux que moi », de « j’ai sûrement d’autres choses à apprendre pour pouvoir me lancer » et plein de petits messages parasites que je me ferai une joie d’exterminer chez mes futurs coachés, parce que la contaminAction qui transforme en Working Dead commence ici, et on en reparlera !

J’avais même écris un autre article, celui que tu découvriras la semaine prochaine, en mode « j’ai plein de choses à faire, je n’ai pas le temps de me lancer dans ce projet », et « je ne vais pas faire un article de retour pour une si petite absence », mais voilà… déjà j’avais des infos pour toi, et en plus je m’étais engagée, donc : 


Défi relevé Lyvia 😉

Pour les passionnés d’outils pédagogeek (dont je fais partie), j’ai utilisé VideoScribe de Sparkol 😉 
Dans mes rêves les plus fous je ferai un jour mes propres video scribing avec ma petite main à moi (et mon tatouage efferveScient, au moins je pourrai prouver facilement que c’est bien moi !!), le genre sketchnote ultime sur tableau blanc avec encore plus de dessin… 

En attendant, tu peux découvrir mon premier pas dans cette direction, une interview sketchnotée en direct grâce au défi de l’efferveScient Anthony Adda de Chacun Cherche Sa Voie 😉 

 
Tu noteras les effets spéciaux (& spaciaux), c’est la classe !

Mais aussi… 

Comme le dit le titre, pour les non anglophones, je suis de retour oui… mais pas seule ! 

Voici venu le temps (des rires et des chants… je sors !) de la minute potins 🙂 

Parce qu’une image vaut mieux que des mots, surtout chez moi… 

Mini-geek (ou mini-geekette) loading

Que dire de plus ? 

Mini-Geek (ou Mini-Geekette) is coming…
Chargement : 33%
Arrivée prévue en Septembre 😉 

L’incubAction se passe bien, j’ai été pas mal en mode marmotte le soir, j’ai même commencé les mini-siestes (je recommande++, super arme de stress-défense)

Une nouvelle expérience pour moi, pour nous, heureusement que je suis entourée de Stress Fighters EfferveScients qui sauront me conseiller pour que j’évite le burn-out maternel (voir le super site de Marie Christine Eustache sur le sujet) 😉 

Mais rassure-toi, ce blog ne va pas virer blog de grossesse, la sensibilisAction continue, j’ai de beaux articles en incubAction eux aussi… juste j’ai hâte d’utiliser le Bitmoji avec le petit ventre, ils pensent vraiment à tout 🙂 


THE END
(pour le moment…)
Retrouve toutes mes initiActives de sensibilisAction
dans la section « Ensemble contre le burn-out » 😉