Un an. 

Un an depuis mon dernier burn-out.

Celui qui a précipité dans une nouvelle vie. 

Ma nouvelle vie efferveSciente 🙂

J’avais envie de le célébrer, mais… j’ai fait mon burn-out un jour qui n’existe pas !

Quelque part dans cet espace-temps qui s’ouvre une année sur quatre entre le 28 février et le 1er mars… mais pas cette fois.

Alors comment faire ?!
Figer le temps à minuit le temps d’une célébrAction ? (coucou le Temps, tu peux faire une pause ?!)
Etre mathématique, un an après le 29 février c’est le 1er mars : faire un double anniversaire ? Birthday et burnday ?!
Comment font les anniversés du 29 février ?!

Je sais ! Faire comme le Chapelier Fou, revivre tous les jours mon burnday 😀 ! 
C’est un peu ça déjà quand on y pense… 
Le burn-out est devenu ma quête, mon flambeau… alors une bougie, pourquoi pas ?!

Et si je la soufflais tous les jours, est-ce que j’éteindrais tous ces feux intérieurs ?

Oh, un lapin blanc !

Au fond du terrier

Il y a un an déjà, j’ai chuté, encore.

Une chute où j’ai eu tout le loisir de contempler les contours de mon ancienne vie, dans un semi-brouillard.
Les parois du terrier transformées en couloirs…

Ceux du métro déjà, pendant que je me traînais au boulot, avec le peu d’énergie qu’il me restait après un week-end de sensibilisAction. 

Ceux du boulot ensuite, mais c’est encore plus flou. Arriver au bureau. Allumer mon ordi. Me sentir mal. Appeler des collègues. Appeler le SAMU. Les couloirs, dans l’autre sens. Partir.

Et tomber encore. Jusqu’à ne plus me relever. 

Tombe, tombe, tombe ! Cette chute n’en finira donc pas !
Alice, experte ès chutes qui n’en finissent pas

C’est vrai ça ! 

Qu’il est loin, ce fond du terrier !

Quand on m’a évacué j’avais juste réalisé que je ne finirai pas la journée.
Mais j’étais encore debout (bon ok plutôt instable)

Puis j’ai été arrêtée. 
Droit de se reposer. 

Pour un corps qui n’attendait que ça, ce n’est que le début des festivités !
Surtout avec dans ses valises des antécédents de burn-out puissance 2.

« Qu’est-ce qu’on va bien pouvoir faire pour être sûr qu’elle se repose ? »
Mon corps (oui, oui, il parle, on plane quand on chute. Et OUI, le corps parle, juste on oublie de l’écouter…)

Lui bloquer le dos ? Check !
Rhino ? Pharyngite ? Gastro ? Ok, forfait lot !
Quelques ulcères aux yeux pour lâcher l’ordi ? Bonne idée !
Hypothermie ? Oh oui !
Migraines ? C’est parti !

STOOOOOOOOOOOP !

« Si j’allais traverser complètement la terre ?
Comme ça serait drôle de se trouver au milieu de gens qui marchent la tête en bas.
Aux Antipathies, je crois. »
Alice, experte en Brown Out

Tout était dit !

Coupez-leur la tête !

C’est vrai ça, la solution elle est là ! 

Après une année passée entre des lapins pressés, des sagesses chapeautées et des chenilles enfumées, à remonter de mon terrier, je le sais ! 

Tout était déjà là ! 

Comme souvent en fait, sauf qu’on ne le voit pas…
Surtout pas au pays des Anthipathies où les gens marchent sur la tête et se transforment en Working Dead !

A trop marcher avec nos têtes, on a oublié qu’on avait des corps. 

Jusqu’au « buvez-moi« , ce moment où le corps réduit, réduit, jusqu’à finir en cendres… 

« Je me sens toute drôle, » dit Alice, « on dirait que je rentre en moi-même et que je me ferme comme un télescope. » […] Cela lui faisait bien un peu peur. « Songez donc, » se disait Alice, « je pourrais bien finir par m’éteindre comme une chandelle. Que deviendrais-je alors ? » Et elle cherchait à s’imaginer l’air que pouvait avoir la flamme d’une chandelle éteinte, car elle ne se rappelait pas avoir jamais rien vu de la sorte.
Alice, ambassadrice des Stress Fighters ?!

Tout est plus difficile, tout est plus fatiguant quand on est réduit en cendres… 

Si on voit toujours la clé (et oui, elle était déjà là), difficile de l’atteindre quand on est diminuée… 

Alors que cette clé, elle a toujours été là.
Mais pas dans nos têtes.
Dans nos corps.
Nos corps qui nous donnent l’alerte, à coup de petites et grosses douleurs, fatigues, infections, fringales, insomnies… mais on ne les écoute pas, ou trop tard. 

Coupons-nous la tête ! Reconnectons-nous au corps ! 

Lisez-moi

Un et les conseils avisés de Lyvia et David Lefrançois plus tard, je réalise comme on est mal programmés… 
Ensuite question : qui des deux est le Lapin, et qui est le Chapelier ?!

Mais pas de temps pour une mare aux larmes, j’ai une histoire à raconter ! 

Elle a pris la forme d’articles EfferveScients, de vidéos, d’une team de Stress Fighters, et d’une formAction de Maîtres du Je(u) in Wonderland ! Une formAction où on apprend à se couper de nos têtes, enfin !

Elle prendra la forme d’un mémoire, très bientôt… Et là, comme le Lapin Blanc, je suis pas franchement en avance…
Je suis même carrément à la bourre ! Pas le temps, pas le temps, pas le temps…
(j’offre au Lapin son accès à ma formAction, en passant, je crois qu’il en a grand besoin !)

Mais avant tout célébrer !
Célébrer ce moment fugace, quelque part entre le 28 février et le 1er mars, où je suis tombée dans un terrier…

Célébrer cet anniversaire manqué.
Mais peu importe, il y a les non-anniversaire pour ça.
Bien plus nombreux, en plus !

Et raconter.
Encore et encore.

Porter ma bougie.
Et la souffler. 
Chaque jour.

Éteindre ces incendies intérieurs. 

Et découvrir, peut-être, à la fin, que le burn-out n’est plus qu’un mauvais rêve… 

Pour plus d’aventures efferveScientes pour sortir de ton terrier
(ou mieux : ne pas y tomber !)

commence ta quête de Stress Fighter !