Un nouveau rapport au travail est en train d’émerger, et il est particulièrement stress-défense.
Parlons aujourd’hui du « quiet quitting ». 
Au-delà du nouvel anglicisme c’est toute une écologie du travail qui prend forme avec cette tendance…

Mission préservAction !

Le « quiet quitting », ou démission silencieuse, est une sorte de « service minimum professionnel » : on s’en tient à sa fiche de poste, mais pas plus !

Comme l’explique si bien cet article

« Finis les heures supplémentaires, les week-ends passés à parfaire une présentation pour le lundi, les appels professionnels hors des horaires de travail ou encore les emails intempestifs en vacances ! La démission silencieuse, c’est faire ce qui est indiqué sur son contrat de travail et s’y tenir. »

Fini le zèle et le présentéisme, cette tendance à cumuler les projets propre aux esprits atypiques qui ont mille idées à la seconde, cette course à la SuperFormance et aux objectifs inatteignables : ici l’idée est de trouver son rythme et son écologie pour travailler sans s’épuiser. Et pour les personnes sujettes au burn-out, c’est un vrai challenge !

 
Sur la quête de SuperFormance et le besoin de préserver son énergie

Lève la main celui ou celle qui a des problèmes avec les limites et une tendance au workaholisme ?!

Si tu me suis et que tu es passé par la case burn-out c’est probablement que tu t’es donné sans compter et sans t’écouter, jusqu’à t’épuiser et décompenser… avec le « quiet quitting » c’est fini !
Faire juste ce qu’il faut et rien de plus, dans le respect de sa fiche de poste et de ses horaires, c’est la voie d’un nouvel équilibre pro/perso qui permet de mieux se ressourcer et récupérer.

Et si tu essayais, pour voir ?

 

Une nouvelle écologie 

A l’heure de la neurosymphonie de la SURvie il est urgent d’apprendre à ralentir et à sortir de l’excès de sympathique pour se reconnecter à son vagal dorsal de ressourcement, pour parler Théorie PolyVagale : être assez à l’écoute de soi pour détecter les signes que burn-out is coming et s’arrêter à temps et ne pas rechuter le cas échéant. 

 
Habiter sa maison pour détecter les signes que burn-out is coming

Qui dit burn-out dit décalage entre les attentes et les ressources, et l’injonction associée de superformer pour répondre à des objectifs inatteignables, invitant à toujours forcer et se dépasser, sans forcément de reconnaissance à la clé. 

Le « quiet quitting » c’est mettre un STOP à cette course folle pour trouver le juste équilibre entre attentes et ressources, action et repos, sympathique et dorsal : préserver son énergie et son écologie pour ne plus laisser sa santé au travail. On signe où ?

 

Un monde du travail en mutation

Cette tendance au « quiet quitting » est le signe d’une remise à sa juste place du travail, comme une réponse à l’épidémie de burn-out qui fait rage depuis plusieurs années. 

D’ailleurs le burn-out est-il la cause ou la conséquence d’un monde du travail en mutation ? Vaste question sur laquelle nous avons échangé avec Laure Brignone dans un podcast effervescient

 
On refait le monde du travail avec Laure Brignone

J’ai l’habitude de dire que plus qu’un syndrome, le burn-out est le symptôme d’une société qui va trop vite : il est la conséquence d’un monde du travail trop exigeant et d’un problème personnel avec l’écoute de soi et les limites (et si on va plus loin avec l’estime de soi…). Mais cette épidémie de burn-out est aussi le signe d’un nombre croissant de burn-outés qui vont devoir redéfinir leur relation au travail, pour se relancer sans rechuter, et selon moi ça participe à la mutation actuelle du travail, celle où on peut voir émerger des concepts comme le « quiet quitting ». Et je trouve ça encourageant 🙂 

Alors oui c’est un challenge pour toutes les personnalités surinvesties qui ont poussé leur implication professionnelle jusqu’à s’épuiser mais c’est un exercice intéressant sur le respect de soi et les limites : faire juste ce qu’on nous demande, rien de plus, juste pour voir, et profiter du temps libéré pour faire ce qui est ressourçant pour soi. Ce qui n’empêche pas de partir en quête de missions qui font sens pour soi, en accord avec ses valeurs et ses intérêts : on peut avoir un travail qui fait sens sans y laisser tout son temps et surtout sa santé, c’est ça aussi le « quiet quitting », en tout cas c’est comme ça que je l’envisage : une juste remise à sa place du travail pour ne plus aller jusqu’aux extrêmes de l’épuisement professionnel. 

Alors, pret.e à relever le défi ?