On va parler d’un sujet à la mode : les masques. 
 
Grande tendance printemps-été 2020, à minima, grand débat aussi : LE sujet du moment, affreusement violent et profondément clivant… 
 
C’est fou comme ce bout de tissu peut cristalliser les tensions… Et pourtant le sujet est loin d’être nouveau, et plutôt que la polémique ou l’opposition je voulais attirer le regard sur ces masques invisibles que nous portons tous. 
 

Tous masqués !

On tombe la cape et on trouve son cap dans cette vidéo résolument ludique qui me sert autant de bulle créActive que de rappel d’un sujet cher aux profils atypiques et efferveScients : nos masques du quotidien. 
 
Invisibles et pourtant trop présents, envahissants, pas toujours conscients : ils peuvent vite devenir épuisants…

Tu l’auras compris : les masques on les porte tous, depuis bieeeeeen longtemps. 
 
LA question, et elle fait autant écho à la stress-défense qu’à la Pleine Confiance c’est : est-ce que mes masques sont choisis ou subis ? 
 
Revenons à la base : le faux-self c’est quoi ? 
 
 
Le faux self est un masque social construit pour les interactions sociales.
Dixit mister Donald Woods Winnicott, qui a posé le concept. 
Et c’est ok ! 
 
Nous portons TOUS des masques : celui de l’écolière, de la salariée, de la maman, de la bonne copine, de la gentille fille ou de la révoltée… 
Les masques sont là pour s’adapter aux autres dans une situation donnée, comme autant de curseurs pour s’adapter à une situation. 
(en ça porter des masques pour interagir avec les autres dans un contexte épidémique ne me semble pas plus absurde qu’étouffer mon fonctionnement et mes émotions en entreprise) 
 
LA question c’est : es-tu au clair avec tes masques ? 
Est-ce qu’ils sont juste fonctionnels ou carrément envahissants et énergivores ? 
En as-tu simplement conscience ? 
 
Le « faux-self » pour les atypiques, qu’ils aient ou non mis une étiquette sur leur différence, ressemble à un « masque de normalité ».
Quand on a un fonctionnement de type « haut potentiel » c’est souvent un « frein à main cérébral » pour masquer le décalage, et c’est usant. 
 
Du côté des injonctions parentales et de l’éducation ça ressemble plus à des masques de SuperFection… 
 
 
 
 

SuperFormance, SuperFection & co 

Je ne vais pas revenir sur cette « Génération stormtrooper » que j’évoque dans la vidéo, je te donne RDV dans l’article dédié (et sa vidéo), mais nous sommes biberonnés à la SuperFormance !
 
La faute à 5 messages contraignants, pas si obscurs mais pas forcément conscients : 
 
 
Des messages obscurs et contraignants qui surfent sur la tendance à la comparaison, sont entretenus par les notations et classements et perpétués jusque dans le milieu pro à coup d’objectifs et d’évaluations… 
 
Résultat ? 
 
 
Une génération de Stormtroopers déconnectée de son corps et de ses émotions (car les messages, au fond, viennent d’en bas) : surinvestis à en brûler, surinvestis à en crever. 
 
 
Alors oui on parle beaaaaaaaaucoup de masques cette année : difficile de passez à côté, ils se voient tel le nez qu’ils sont sensés masquer !
Je ne ressens finalement rien de nouveau dans le fait de porter un masque pour aller bosser ou interagir avec des gens en réalité, j’ai même l’impression de l’avoir fait toute ma vie !
(en ça le confinement a été plutôt « reposant », socialement parlant…) 
 
Faux-self de façade et masque de SuperFormance : autant de gestes barrières pour cultiver la déconnexion, autant aux autres qu’à soi-même.
 
Pas évident de tomber la cape en cette rentrée un peu particulière qui interroge sur la liberté autant que sur la quête de je(u). 
Pas facile de retrouver « le rythme » (mais le rythme de qui ?) après le confinement, ni de (re)découvrir des masques longtemps intériorisés…
 
Et si déconfinement rythmait avec réajustement ?
 
 

Objectif Je(u)

Oui, encore 🙂 
Toujours. 

Est-ce que ça veut dire plus aucun masque ? 

Non bien sûr, faux self et messages contraignants sont utiles quand actionnés de façon appropriée et à dose homéopratique. 

Le faux-self participe à l’apprentissage du vivre ensemble, ce qui n’est pas toujours évident pour les profils atypiques à qui il peut manquer des codes et clés de lecture… 
 
En revanche il est essentiel d’être au clair avec son propre terrain de je(u) : ses valeurs, son rythme, ses besoins.
 
(et parfois même recommencer, quand on n’a toujours pas perçu l’alerte) 
 
 
Je ne me sens ni l’envie ni l’énergie de rentrer dans un « débat » aussi virulent que celui des masques, mon discours serait de toute façon très proche de mon article sur le racisme : mission AcceptAction. 
Diviser n’est jamais la solution, je ne me sens ni éveillée ni mouton, mais profondément en dorsal face à autant d’agressivité (on dirait une énième querelle de maisons témoins… et on peut être très agressif en se revendiquant éveillé et plein d’amour 😉 )
 
Ce que je crois cependant c’est que l’inconfort pointant les masques est le reflet d’un inconfort plus personnel et plus global, cristallisation de trop de masques invisibles qui eux nous étouffent s’ils sont trop éloignés de nos valeurs et besoins. 

Les masques te privent de liberté ?
Tu étouffes ? 
Alors oui : tu ne supportes plus tes masques. Les mots qu’on met sur nos maux sont rarement un hasard… Tomber les masques c’est se reconnecter à soi, ses valeurs, ses besoins, sa zone de confort… ou bien d’inconfort ? 

La quête de je(u) ludique dont tu es le héros c’est par ici 😉 

Le confinement nous a montré un autre espace-temps
, celui d’une grande respiration pour nous comme pour la planète.
Une remise en question bienvenue de notre rythme effréné, nos injonctions oppressantes, les concours de SuperFection et de SuperFormance là encore (team pain maison ou team fitness ?!), la pression économique, comparaison, jugement, révolte, division, autant d’oppressions qui participent à cette suffocation générale. Oui tout va trop vite.
Et nous sommes beaucoup à suffoquer, à étouffer. Mais ce serait donner trop de poids à un bout de tissu que le rendre responsable de tous nos maux… 
En revanche il est un bon révélateur pour démasquer une zone d’inconfort… Alors ton masque :
Confortable ou pas ?
Étouffant ou non ? 
Choisi ou subi ? Ton message est là. Et je dis bien TON message.
Ton état, ton ressenti. 
Pas les commentaires acharnés à agressifs qui jouent à « mouton VS SuperFection »…

Tiens, un message pour toi : 

Un texte signé Leni Cassagnettes de Maitresseuh (ici en version imprimable)

Si tu as lu ce texte de haut en bas tu es en vagal dorsal (ou alors tu dois te dire que je suis dépressive).

De rien.

Maintenant relis les phrases en partant du bas 😉 

C’est ça la Pleine Confiance et le vagal ventral
Profondément bienveillant, envers soi comme envers les autres. 
Rappelle-toi : on récolte ce que l’on s’aime… et c’est notre état qui écrit l’histoire.

Je n’ai pas de problème à mettre mon masque : j’ai toujours préférer jouer collaborActif au combat, et surtout j’ai créé un terrain de je(u) où je ne porte que très sporadiquement des masques, et OUI c’est reposant de ne plus vivre dans un faux self permanent 😀 !

Porter un masque pour les interactions sociales de façon visible et assumée clarifie beaucoup de choses, je trouve l’exercice intéressant. 
De même que les états de la TPV m’aident à ressentir quand je suis dans le choisi ou le subi, mon ressenti face au masque va intensifier combien je suis dans un faux self ou en mode je(u). 

Et si mon rapport au(x) masque(s) s’avère écologique, après avoir chassé les trolls et autres faux-self qui m’ont conduit à collectionner les burn-out, j’ai un vrai problème avec les rythmes imposés, l’agressivité banalisée et les injonctions de rentrée (et je ne suis pas la seule, voir cet excellent article sur le burn-out de Septembre d’Astrid Le Fur).

 
 

SLOW must go on : le POWER du Je(u) 

J’aimerais conclure sur l’importance de se reconnecter à soi et ses états pour s’épanouir sans s’épuiser.

Identifier et ajuster nos masques invisibles, qui sont autant de vampires énergétiques qui nous coupent autant de nous que de vraies relations authentiques aux autres. 
Alors oui on étouffe, mais on se consume aussi… et si je vis plutôt bien d’extérioriser mon masque social j’ai en revanche eu beaucoup de mal à reprendre « le rythme » en cette rentrée.

En fait je réalise que je n’arrive plus à forcer mon rythme.
Que ce soit pour courir partout pour préparer la rentrée (la première de mon Mini Geek, déjà !), ou pour normaliser mon flux de penser ou ma productivité : forcer n’est plus une option.
Mon corps et ses états sont là pour me rappeler à mon écologie.Privilège de burn-outée ou clé de lecture TPV ?
Sûrement un peu des deux…De plus en plus je lâche prise sur le rythme de réalisation de mes projets : le module par semaine (sur POWER, quel gag !), l’entreprise viable en 2 ans (injonction des ruptures conventionnelles), l’action permanente (injonction sociétale illusoire), les to do lists qui n’en finissent plus, les objectifs pas toujours réalistes… non. 
Je ne dis pas qu’on ne peut pas avoir une entreprise rentable en 2 ans, ou qu’on ne peut pas faire une formation en quelques jours (quand on a pris le temps de préparer et maîtriser son sujet, qu’on adapte du présentiel, et qu’on créé l’espace-temps pour), mais qu’il peut être sain de se détacher des injonctions temporelles extérieures pour explorer son propre rythme…
 
Ça ne veut pas dire que je ne fais rien bien sûr, j’ai pleeeeein de projet en cours, mais je laisse le rythme « se décider sans moi » : le corps gagne toujours à la fin, donc je débranche le mental et je laisse faire, ma priorité étant mon écologie et mon énergie. 

De « FAIRE » humain à « ETRE » humain, il m’aura fallu 3 burn-out et les clés de lecture de la Pleine Confiance pour enfin accueillir et savourer les moments de « rien ».
Cette « inutilité improductive » essentielle pour se reposer et se ressourcer.

A ce sujet je te recommande le (long) webinaire « REVIVRE » de mon inspirateur en simplification François Lemay, qui a superbement illustré ce besoin de ressourcement dans un schéma que j’ai croisé avec le POWER de la TPV : 

Ça mériterait un article entier (le prochain peut-être), mais en quelques mots qui feront écho à mes explorations de la Théorie PolyVagale

🍃 La régénération c’est le vagal dorsal choisi, cet espace de sécurité, ce « terrain de je » essentiel pour se ressourcer, récupérer
🌞 Le mouvement c’est le sympathique choisi, cette mise en mouvement volontaire, notre pouvoir de résilience, notre terrain de je(u) : c’est l’espace-temps de l’action, celle qu’on investit le plus globalement mais qui n’est possible qu’avec un espace-temps de régénération au moins équivalent 
💎 L’alignement c’est la Pleine Confiance, cette connexion à ton pouvoir, à toi, à l’autre, à ton flow : grisant, puissant, la voie du milieu qui prend sa source dans le juste équilibre du « je » et du « jeu »
La voie du Tao l’illustre bien : on ne peut être dans l’hyper-yang/sympathique/action sans yin/dorsal/repos, comme l’explique Olivier Lombard dans son livre « Le complexe d’Icare » (tu peux aussi écouter ce podcast Métamorphose dont il est l’invité), et j’en reparlerai. 
C’est ce que nous décortiquons dans POWER 💎

C’est aussi au programme de la « POWER week » de Ludovic Leroux, avec 5 conférences gratuites à découvrir du 21 au 27 septembre prochain (c’est gratuit, et non rien à voir avec ma formation du même nom, mais une belle introduction à la Pleine Confiance en version grand public et moins efferveScient) 

Alors à toi de jouer… à ton rythme & sans force : objectif je(u) !